Jeune tué à Nantes : pour le procureur, “c'est une affaire particulièrement grave”

Pierre Sennès, le procureur de la République de Nantes, lors d'une conférence de presse le 4 juillet 2018 / © France 3 Pays de la Loire
Pierre Sennès, le procureur de la République de Nantes, lors d'une conférence de presse le 4 juillet 2018 / © France 3 Pays de la Loire

Pierre Sennès, le procureur de la République de Nantes, a donné une conférence de presse ce mercredi soir après les émeutes de la nuit passée qui ont suivi la mort d'un jeune homme de 22 ans dans le quartier du Breil.

Par Fabienne Béranger

Pierre Sennès est revenu sur les circonstances de la mort d 'un jeune homme de 22 ans dans le quartier du Breil mardi soir.
"Aux environs de 22h, un équipage de CRS qui assurait une mission de sécurisation dans le quartier, composé de six fonctionnaires de police a procédé au contrôle d'un véhicule" à bord duquel se trouvait, seul, le jeune homme.
CDP Pierre Sennès

"Le conducteur a donné une fausse identité" a précisé le procureur. Les policiers lui ont alors demandé de se garer afin de le conduire au commissariat, "dans le cadre d'une procédure de vérification d'identité".

"Le conducteur a cherché à se soustraire à ce contrôle", effectuant "une marche arrière dans une démarche de fuite".

"Un des policiers a suivi la progression du véhicule jusqu'à se positionner" à la hauteur du conducteur, a poursuivi Pierre Sennès, "ce policier a tiré un seul coup de feu."

Une autopsie du corps du conducteur tué a été pratiquée ce mercredi matin. "Le médecin légiste a établi que la victime avait été atteinte par un tir qui suivait une trajectoire descendante", "la balle qui a été tirée par le policier a atteint la victime au cou provoquant la mort dans un bref délai".

Dès mardi soir, le procureur a saisi l'IGPN, l'inspection de la police nationale, et le SRPJ de Rennes"avec, pour mission, de procéder à une enquête approfondie", axant leurs recherches "sur deux points particulièrement importants : déterminer précisément le comportement du conducteur (...) et déterminer dans quelles circonstances le policier a été amené à faire usage de son arme de service"

"Nous sommes conscients que c'est une affaire particulièrement grave, qu'un jeune homme de 22 ans a perdu la vie et que cette circonstance dramatique nous oblige notamment vis à vis de sa famille"
a poursuivi le procureur de la République de Nantes.

 

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