"L'extrême droite n'a pas sa place à Nantes ", le drapeau palestinien de la Butte Sainte-Anne recouvert par un symbole néonazi

Peint sur un escalier de la ville de Nantes, le drapeau palestien a été recouvert par une croix celtique. Le symbole néonazi a rapidement été effacé par les services de la ville. Les élus de gauche "dénoncent un symbole de la honte."

Il avait été peint sur les marches de la butte Sainte-Anne, à Nantes, en mars dernier. Mercredi 2 avril, le drapeau palestinien a été en partie recouvert par une croix celtique, symbole associé aux mouvements d’extrême droite néonazis et néofascistes.

Un acte de vandalisme qui fait réagir associations et partis de gauche.

La maire de Nantes s'est exprimé sur X. "Le tag d'un symbole néonazi sur l'escalier de la butte Saint-Anne est révoltant et inacceptable. L'extrême droite et ses idées n'ont aucune place à Nantes", a déclaré Johanna Rolland.

"Ce symbole est une honte"

"Au moment où nous assistons impuissants au conflit israélo-palestinien, l’affichage d’un symbole identitaire des néonazis et néofascistes sur les marches de la butte sainte-Anne à Nantes est une honte", écrit dans un communiqué Michel Ménard, président du département de Loire-Atlantique.


"C’est une honte pour toutes les victimes de ce conflit, mais aussi douloureux de voir ce symbole haineux aux relents mortifères. La provocation à la haine est inadmissible et n’a pas sa place à Nantes, ni en France ou ailleurs", précise l'élu socialiste.

Face à l’instrumentalisation de l’extrême droite, je dénonce ces agissements qui visent à banaliser une fois encore l’idéologie de l’extrême droite. Dans ces heures sombres, je réitère le vœu porté par le Département de Loire-Atlantique pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza

Michel Ménard

Président du département de Loire-Atlantique

Les élus écologistes de la ville dénoncent pour leur part "les menaces inacceptables et choquantes de ces mouvements fascistes décomplexés."

La droite nantaise attaque la ville

La droite nantaise qui, par la voix de Laurence Garnier, élue de l'opposition, avait dégainé la première en mars dernier pour réclamer que le drapeau aux couleurs de la Palestine soit effacé, charge la maire de Nantes avant de condamner la dégradation.

"Si la maire de Nantes avait fait ce qu'elle aurait dû faire depuis le début, faire nettoyer cet escalier et garantir à tous les nantais la neutralité de l'espace public, ils n'auraient pas eu à subir aujourd'hui cette nouvelle dégradation aux relents fascistes", assène Laurence Garnier sénatrice LR. 

"Qu'elle s'occupe de Nantes au lieu de faire de la géopolitique de comptoir"

Des précédents

Ce n'est pas la première fois que de tels actes sont commis ou imputés à l'extrême droite et à ses groupuscules. Les marches peintes aux couleurs LGBT dans le centre-ville sont dégradées, régulièrement dégradées et recouverte de slogans haineux.

En mai 2023, la fresque peinte chaque année par les riverains de la rue Joffre à la veille de la pride nantaise avait été vandalisée. Sur le bitume, un autre message s'affichait. "Mort aux LGBT". Une énième attaque transphobe et homophobe répertoriée dans les rues ou sur certaines vitrines de Nantes. Signée d'une fleur de lys, emblème des groupuscules nationaliste et d'extrême droite.

La ville porte systématiquement plainte aux côtés des associations.

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