Migrants à Nantes : la vie s'organise dans les gymnases

Les 698 migrants évacués du square Daviais, jeudi à Nantes, ont été relogés dans cinq gymnases de la ville, dans le cadre du plan communal de sauvegarde.
Des tentes ont été installées gymnase Léo Lagrange pour accueillir les migrants, septembre 2018
Des tentes ont été installées gymnase Léo Lagrange pour accueillir les migrants, septembre 2018 © Eleonore Duplay - France 3 Pays de la Loire
Les associations en avaient recensé 550, ce sont finalement 698 migrants qui ont été relogés jeudi par la ville de Nantes.
Une situation plus compliquée pour une trentaine d'entre eux, absents lors de l'évacuation, et qui se trouvaient sans solution de logement jeudi soir. La mairie a trouvé une solution pour 17 d'entre eux. Les autres ont finalement été relogés, pour la nuit du moins, chez des particuliers.

Cinq gymnases accueillent désormais les migrants du square Daviais.
A Léo Lagrange, ils sont une quarantaine, tous demandeurs d'asile, à se partager huit tentes de cinq lits. Ils ont chacun reçu un kit de propreté et la garantie de trois repas quotidiens.

Les migrants installés à Léo Lagrange ont également à leur disposition les vestiaires du gymnase, et quatre toilettes supplémentaires ont été installées à l'extérieur.
Léo Lagrange, l'un des cinq gymnases réquisitionnés à Nantes depuis le 21 septembre 2018 pour accueillir des migrants.
Léo Lagrange, l'un des cinq gymnases réquisitionnés à Nantes depuis le 21 septembre 2018 pour accueillir des migrants. © Éléonore Duplay, France 3 Pays de la Loire
Épuisés, nombreux sont ceux qui n'ont pas quitté le gymnase jeudi après-midi, préférant se reposer.
La situation est pourtant provisoire, au 1er octobre, ils devront quitter les lieux. 

La ville espère trouver d'ici là une solution de logement perenne.
"Des lieux à Nantes mais aussi ailleurs, sont d'ores et déjà repérés" a expliqué sur notre plateau Johanna Rolland, invitée jeudi soir de notre édition régionale. Elle a estimé que "l'Etat devra prendre le relais", "ici on prend nos responsabilités, l'Etat doit agir, l'Europe doit agir aussi".  
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