A Nantes, environ 3% des rues portent un nom féminin. La ville veut se "féminiser" et rebaptise 22 rues.

Sur les 3 000 rues de Nantes, 100 seulement portent des noms de femmes, soit 3,3% de toute la ville. En revanche, 36,67% des rues nantaises portent un nom masculin. 

A l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, la municipalité va rebaptiser 22 voies avec des noms de célèbres figures féminines, qui ont marqué Nantes, la région ou le monde, grâce à leur art, leur lutte militante ou leur travail.


Frida Kalho, Niki de Saint Phalle...

Elles s'appellent Clémence Lefeuvre, Joséphine Baker, Joséphine Pancalet, Maya Angelou ou encore Yvette Chassagne... Peu les connaissent, l'histoire les a souvent éludées et pourtant. Elles sont créatrice du beurre blanc, artiste résistante, écrivaine, féministe et militante des droits civiques, ouvrière-sardinière ou résistante et préfète... Ces figures de l'histoire contemporaine sont mises à l'honneur dans l'exposition "22 femmes d'histoire", place Royale, du 8 au 19 mars. L'occasion, pour les Nantais, d'en apprendre plus. 


© Xavier Hourlier - Studio graphique - Nantes Métropole Ville

Ces mêmes Nantais ont participé à l'appel à idées, de janvier à avril 2016, pour constituer la liste des femmes qui vont donner leur nom à des rues. La ville s'était en effet engagée en 2015, dans un plan d'action égalité entre les hommes et les femmes, à féminiser les voies, promouvoir l'égalité à l'école, soutenir l'entrepreneuriat féminin ou encore améliorer la santé des femmes, d'ici 2020.

Etat de l'égalité à Nantes

Car à Nantes, comme dans toute la France, il reste encore de nombreux progrès à faire pour l'égalité entre les sexes. Les statistiques de 2014 révèlent que 58% des Nantaises entre 15 et 64 ans ont un emploi, contre 63% des Nantais. Les femmes représentent 70% des travailleurs pauvres et d'ailleurs, 32% d'entre elles travaillent à temps partiel, contre 12% des hommes à Nantes. Et au niveau associatif, 64% des présidents sont des hommes.

Peu à peu, Nantes entend bien poursuivre la féminisation de ses rues.

Interviewés : Astrid, fille de Anne Mandeville; Aïcha Bassal, adjointe à la mairie de Nantes et chargée de la lutte contre les discriminations; Marie-Thérèse Rotach, adhérente "Espace Simone de Beauvoir"





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