A Nantes, les cyclistes veulent peser dans la campagne des municipales

© Olivier Quentin
© Olivier Quentin

Ce dimanche10 novembre, les cyclistes de la métropole nantaise sont appelés à converger à 11h30 place Saint-Pierre. Objectif : peser sur les élections municipales de 2020 pour changer de braquet. Un avant-goût de l'opération "Parlons vélo municipales" qui débutera le 1er décembre.

Par Thierry Bercault

"Si l'on veut que le vélo atteignent 12% des déplacements urbains, il va falloir changer de paradigme"  Cet appel à se bouger, c'est la présidente de Place au vélo, Annie-Claude Thiolat, qui le lance. L'association qui revendique 1 300 adhérents espère une forte mobilisation dimanche prochain.

Les cyclistes de la métropole nantaise sont invités à partir en vélo de chacune des 24 mairies de l'agglomération pour se rendre place Saint Pierre à 11h30. Le cortège déambulera ensuite dans les rues de Nantes jusqu'aux locaux de Nantes Métropole, en passant par la cathédrale, la rue de Strasbourg et le miroir d'eau.
 

Opération "Parlons vélo municipales"

Et ce n'est qu'un premier avertissment car Place au vélo espère peser sur la campagne des municipales. Le 1er décembre, l'association adhérente de la FUB, entend interpeller chaque tête de liste sur les aménagements à mettre en oeuvre pour répondre au plan de vélo idéal qu'elle va proposer. Un site intitulé "Parlons vélo municipales" sera créé pour l'occasion et mis en ligne à partir du 1er décembre.

"On s'appuie sur notre expertise d'usage pour formuler ces revendications" estime Annie-ClaudeThiolat avant de poursuivre : "Il faudrait 80 000 cyclistes supplémentaires pour atteindre les 12% de déplacements à vélo."
 

Des aménagements sous dimensionnés

Selon la présidente de Place au vélo, tout est sous-dimensionné à Nantes. Les pistes de vélo sont trop étroites pour circuler avec des triporteurs ou des vélos cargo. Elles ne sont pas prévues pour les dépassements. Bref, selon elle, Nantes n'a pas la culture du vélo.

"Le vélo n'est pas considéré comme un moyen de déplacement à part entière" précise Annie-Claude Thiolat. "Il faudrait qu'il prenne autant de place que les voitures et l'emplacement gagné ne doit pas se faire sur le dos des piétons."

Actuellement, la part du vélo dans les déplacements de la métropole ne représente que 4%, la faute,selon Place au vélo, au manque de lisibilité, à la discontinuté des aménagements routiers et au non choix entre les espaces réservés au vélo, à la voiture et aux piétons.   
 

Sur le même sujet

Les + Lus