Nantes : la 5G se déploie, mais les antennes ne seront pas "allumées" autour des écoles et crèches

A l’issue d’un moratoire et d’une période de débats, la métropole nantaise annonce le déploiement de la 5G. Les antennes situées à moins de 100 mètres des écoles et crèches ne seront pas "allumées" pour l’instant, dans l’attente du rapport de l’ANSES prévu en septembre prochain.

Illustration : une antenne relais installée sur les toits de Paris
Illustration : une antenne relais installée sur les toits de Paris © MAXPPP/Thomas Padilla

La métropole Nantaise a annoncé ce mardi 13 avril le déploiement de la 5G, réseau de téléphonie mobile de 5e génération sur son territoire. Sujet de controverses et d’inquiétudes, la ville de Nantes avait proposé un débat public sur cette nouvelle technologie et négocier un moratoire avec les opérateurs privés.

"C’est une vraie satisfaction que ce débat ait pu avoir lieu. Nous continuerons d’agir au niveau national, notamment via notre engagement au sein de France Urbaine, pour une meilleure gouvernance du numérique", souligne la maire de Nantes, Johanna Rolland. "la 5G, comme d’autres technologies déployées à grande échelle, relève d’un choix de société qui doit être discuté démocratiquement, le plus en amont possible du projet", ajoute Johanna Rolland, regrettant que le déploiement de la 5G ait été autorisé en France avant le rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

Mené entre le 1er et le 27 mars, ce débat via une plateforme dédiée a recueilli 404 contributions des habitants de la métropole, et 9 ateliers ont été organisés à Nantes et dans plusieurs communes.

 

Pas de 5G autour des écoles et des crèches

Sur le territoire de la métropole nantaise, les opérateurs de téléphonie ont accepté de ne pas allumer la 5G autour des écoles et des crèches avant la publication du rapport de l’Anses, prévue à la rentrée. Les travaux de l'Agence nationale de sécurité sanitaire doivent notamment évaluer les risques sanitaires liés à l’exposition des populations aux champs électromagnétiques. Les premiers constats devraient être communiqués fin avril/début mai.

"On est sur le principe de précaution. Si le rapport n'émet aucune réserve de dangerosité, ce principe de précaution par défaut, il tombe", a expliqué Francky Trichet, vice-président à l'Innovation numérique au sein de la collectivité, précisant qu’une trentaine d’écoles et crèches sont situées à moins de 100 mètres d’une antenne.
 

La création d’un observatoire des ondes

La métropole souhaite créer un observatoire des ondes pour s’assurer du respect des seuils réglementaires. Le réseau de capteurs sera étendu, en particulier à proximité des antennes 5G, pour mesurer en temps réel les niveaux d’expositions aux ondes.

Afin de limiter les implantations de pylônes où sont installées les stations radioélectriques, la métropole souhaite également instaurer un principe de mutualisation entre les quatre opérateurs. Objectif : un seul pylône pour les nouvelles installations, au lieu de quatre actuellement.
 

Les opérateurs en ordre de marche

L’opérateur SFR a lancé ces services de 5G dès la fin du moratoire, le 13 avril. Selon l’opérateur, il couvre 75 % de la population Nantaise et la 5G a été "allumée" dans une vingtaine de communes de la métropole.

Dans la foulée, Bouygues Telecom annonce ouvrir son réseau 5G à Nantes et dans les communes avoisinantes ce 14 avril. "Il sera accessible pour 4 Nantaises et Nantais sur 5 ainsi que dans certaines communes de l’agglomération de la ville, soit au total près de 650 000 habitants et entreprises", précise l'opérateur.

Orange devrait également annoncé l'ouverture de son réseau 5G dans la journée.

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