Nantes : les prix de l'immobilier continuent de grimper

La covid-19 n'y change rien pour le moment. Les prix de l’immobilier continuent de grimper à Nantes, 5ème ville la plus chère de France, +9,3 % en un an pour une maison. Mais l'augmentation touche également la première couronne, rendant l'accession au logement de plus en plus délicate.

Les prix de l'immobilier continuent de grimper à Nantes
Les prix de l'immobilier continuent de grimper à Nantes © France Televisions

Dernier étage de cet immeuble, un studio mansardé, en centre-ville de Nantes. 
Un peu plus de 30 mètres carrés que Tanguy Ritzler compte proposer 160 000 euros.

"Il suffit de caler une demi-journée de visite pour trouver 1, voire 2, voire 3 preneurs, explique Tanguy Ritzler, agent immobilier, on a d'autres biens aussi de petite surface qui partent en une visite, même en visio".

Le marché est tendu. 
Lorsqu'elle a pu quitter Paris,  pour revenir à Nantes, Stéphanie Montassier pensait d'abord  louer un bien pour loger sa famille.  Mission presque impossible. Le couple a finalement acheté, et dans l'urgence... 3 400 euros du mètre carré.

"On a payé quasiment notre appartement à Nantes le même prix qu'on a payé pour notre appartement à Montreuil pour une surface un peu plus grande mais on  n'a pas fait "waouh, le gap" comme on pourrait imaginer dans des fantasmes complètement irréalistes" raconte Stéphanie Montassier.


Agrandir le cercle pour payer moins cher

Pour avoir plus grand, ou avec un jardin,  les acheteurs s'éloignent. 
Au Cellier, par exemple, à 25 kilomètres du centre-ville de Nantes, avec une bonne desserte en train.

"A partir de 6h, 6h30, jusqu'à 9h30, vous avez un train à peu près toutes les demi heures pour Nantes", dit Edouard de Rosamel, agent immobilier, à Hélène Caldy, acheteuse potentielle.

"Je travaille à la fois à Nantes et à Paris, explique Hélène Caldy,  je me déplace souvent mais je travaillle essentiellement en télétravail, ensuite je suis amenée à me déplacer assez régulièrement"

Depuis deux ans, les prix dans la commune ont grimpé d'environ 10%. 

"Aujourd'hui, ça vaut 190 à 200 000 euros, je parle ne net vendeur, explique Edouard de Rosamel au sujet du bien qu'il propose à la vente à Hélène, il y a 2 ou 3 ans, on était plutôt dans les 150 000" .

A ce prix là, les futurs acquéreurs devront aussi tout rénover.  Un budget estimé à environ 80 000 euros.

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