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Nantes : les lycéens dénoncent la violence des casseurs qui polluent leur mouvement

Les policiers devant le lycée Nelson Mandela à Nantes le 7 décembre 2018 / © Fabienne Béranger - France 3 Pays de la Loire
Les policiers devant le lycée Nelson Mandela à Nantes le 7 décembre 2018 / © Fabienne Béranger - France 3 Pays de la Loire

Ce vendredi matin, le lycée Nelson Mandela sur l'île de Nantes a été le théâtre d'affrontements entre forces de l'ordre et casseurs. Un état de fait que les lycéens dénoncent.

Par Fabienne Béranger

"Nous on ne veut pas du tout casser, on a de vraies revendications. Les gens qui viennent casser ici, retourner les voitures, n'ont pas de revendications"...

Flora est élève de terminale au lycée Nelson Mandela à Nantes.
Ce vendredi matin, elle est arrivée tôt au lycée avec d'autres élèves pour monter un "blocus pacifique".

"On est arrivés vers 7 heures, on avait prévu de faire un blocus en parallèle de celui que font les casseurs depuis le début de la semaine", explique la jeune fille, "on a commencé à installer les banderoles mais il y a un groupe de casseurs qui est arrivé et qui a commencé à mettre le feu aux poubelles".

Flora et d'autres lycéens ont bien essayé de s'interposer, "il y a certaines poubelles qu'on a pu sauver mais il y a une fenêtre qui a été explosée, des poubelles en feu avec des bombes aérosols dedans, ils ont retourné une voiture".
Des casseurs ont cassé une vitre et mis le feu à des poubelles à Nelson Mandela à Nantes / © Fabienne Béranger - France 3 Pays de la Loire
Des casseurs ont cassé une vitre et mis le feu à des poubelles à Nelson Mandela à Nantes / © Fabienne Béranger - France 3 Pays de la Loire
Parmi les personnes qui ont tenté de raisonner les casseurs, le conseiller départemental Jérôme Alemany qui a été blessé par ceux qu'il appelle des "faux lycéens".
"On essaie de leur parler, on essaie d'échanger", dit Flora à propos des casseurs, "mais il ne nous écoutent pas, ils cassent quand même. J'ai un peu peur d'eux parce qu'ils sont quand même intimidants."

Les lycéens, qui en ont marre de voir que leur mouvement "n'est pas retenu par certains médias qui pensent que tous les blocus qu'on fait c'est casser",  essaient aujourd'hui de se dissocier des casseurs.

Ce vendredi matin, plusieurs lycéens de Mandela arboraient un bandana de couleur qui "montrent qu'on fait partie de ce mouvement pacifiste".

D'autres heurts ont éclaté ce vendredi matin au lycée Monge, dans le nord de Nantes. Une voiture a ét incendiée à proximité de l'établissement scolaire.

"Quand on voit qu'il y en de 12-13 ans qui sont là à foutre le bazar, on se demande ce que font les parents", s'interroge la propriétaire du véhicule incendié, "pendant ce temps-là j'ai plus de bagnole".

Certains jeunes du Lycée Monge ont vraiment également du mal à comprendre ce qui pousse les casseurs à de tels actes : "là on voit que ça part trop loin. Brûler des voitures... ils détruisent tout... Le mouvement est bien mais ces actions sont débiles" déplore un jeune lycéen.

Ce vendredi matin, trois jeunes, âgés de 15, 16 et 17 ans ont été interpellés à Nantes en marge des manifestations de lycéens.

Les deux premiers étaient en possession d'une bouteille d'acide chlorhydrique et de deux rouleaux d'aluminium. Ils ont été placés en garde à vue. Le troisième pour avoir dégradé le grillage d'un pavillon en voulant prendre la fuite.








 

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