Nantes Métropole : une nouvelle journée d'action contre la réforme de la fonction publique

Journée de grève et de manifestations ce mardi chez les agents de Nantes Métropole. Ils se mobilisent à nouveau contre la loi de transformation de la fonction publique qui leur fait perdre des jours de congé.

La circulation a été fortement ralentie par les grévistes de l'usine des eaux sur le boulevard de Seattle à Nantes.
La circulation a été fortement ralentie par les grévistes de l'usine des eaux sur le boulevard de Seattle à Nantes. © France Télévisions Olivier Quentin

Ils s'étaient déjà mobilisés le 25 mars dernier, rebelote ce 11 mai, les agents de Nantes Métropole sont dans la rue pour s'opposer à la loi de transformation de la fonction publique.

Ce mardi matin, plusieurs lieux de manifestation étaient prévus à Nantes, au Champs de Mars, vers le Pont de Cheviré et devant l'usine des eaux de La Roche, boulevard de Seattle, vers le quartier de Malakoff.

Devant l'entrée du site, une trentaine d'agents se sont rassemblés et ont fait brûler des palettes de bois. La circulation a été stoppée, les grévistes ne laissant passer que quelques véhicules de temps en temps.

L'application de la loi de transformation de la fonction publique aboutira au 1er janvier 2022 à une baisse du nombre de jours de congés de ces fonctionnaires territoriaux. Sur 33 jours de congés annuels (comprenant les congés de fractionnement et les jours de sujétion), la perte sera de 6 jours, ce que refusent les syndicats.

Plusieurs lieux de manifestation étaient prévus dont celui-ci devant l'usine des eaux.
Plusieurs lieux de manifestation étaient prévus dont celui-ci devant l'usine des eaux. © France Télévisions Olivier Quentin

"Ça va plus loin que les jours de congés, précise Jean-Philippe Mazan, élu CGT au comité technique de Nantes Métropole. C'est une remise à plat de l'organisation du temps de travail et dans les services. On craint de perdre encore des acquis. On peut arriver à des systèmes d'annualisation. Les agents travaillant plus, il y aura moins d'embauches. Il y aura un manque d'attractivité de nos métiers alors qu'on a énormément de difficultés à recruter dans les métiers techniques. Les métiers de l'eau, par exemple, sont des métiers qualifiés. Quand les gens voient le niveau de salaire, ils ne restent pas."

Le 28 mai prochain, la question passera devant le comité technique de la métropole où siègent les représentants du personnel et l'élue en charge des personnels, Aïcha Bassal.

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