A Nantes, le muguet se vend aussi avant le 1er mai

Le muguet, le seul produit qui se prépare toute l'année et qui ne se vend qu'un seul jour. Pas si vrai. Certes, la vente du 1er mai est tous les ans un défi pour les producteurs et les fleuristes mais il suffit de pousser la porte des commerces pour constater qu'on sonne les cloches avant l'heure.

Le muguet aura un peu d'avance cette année.
Le muguet aura un peu d'avance cette année. © France 3 Olivier Quentin
Chez ce fleuriste de la route de Vannes à Nantes, les brins de muguet sont sur les étals depuis plusieurs jours. 
"Le temps fort c'est le jour du 1er mai confirme Matthieu Metzger gérant de Monceau Fleurs. Mais dès que le muguet arrive en magasin, parfois six jours avant, les gens sont au rendez-vous. Ils sont tellement en attente de ce produit-là qu'on le vend dès qu'il est présent." 

Effectivement, ce 30 avril, les clients sont déjà là pour demander soit le brin seul soit le brin accompagné d'une rose ou encore la composition plus complexe... avec le brin de muguet. 

Certains viennent un ou deux jours avant


"Demain matin, j'ai la flemme de sortir ! " nous explique cette cliente qui ne veut pas attendre le 1er mai. Qui dit 1er mai dit jour de congé et gâcher la grasse matinée pour faire la queue pour un brin de muguet ça en rebute quelques-uns. Alors certains viennent un ou deux jours avant faire leur achat pour être prêt le jour J.
Le pont du 1er mai a provoqué des achats précoces
Le pont du 1er mai a provoqué des achats précoces © Olivier Quentin France 3
Même chose chez "Vert La Couleur" place Mangin. Le muguet est déjà en vente, en bouquet, en brin ou en pot. "La configuration du week-end avec un pont ensuite fait que des clients sont venus acheter leur muguet avant de partir."  Vincent a donc fait entrer ses commandes dès samedi pour une mise en vente le jour-même.

Reste que l'immense majorité des 60 millions de brins sera vendue le 1er mai.

Un prix en constante augmentation


Le prix est en constante augmentation, 15 à 30% plus cher cette année. Beaucoup de main d'oeuvre disent les producteurs et trop de dépendance à une météo très changeante à cette époque de l'année.
Le cru 2018 a en effet été mis en danger par les chaleurs de la mi avril faisant perdre leur sommeil à quelques producteurs nantais.

7 000 emplois saisonniers dépendent chaque année de cette production dans la région nantaise.

►voir le reportage de Christèle Pineau et Olivier Quentin avec les interviews de Matthieu Metzger et Vincent Olivier, fleuristes à Nantes.




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