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Notre-Dame-des-Landes : “Il y a plein de solutions possibles pour que l'on revive une zone apaisée”

Les opposants du CéDpa lors de leur conférence de presse le lundi 22 janvier 2018 / © France 3 Pays de la Loire
Les opposants du CéDpa lors de leur conférence de presse le lundi 22 janvier 2018 / © France 3 Pays de la Loire

Le CéDpa, le collectif d'élus opposés au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, s'est réuni ce lundi pour préparer l'avenir de la Zad.

Par Fabienne Béranger

"Nous espérons pouvoir trouver des solutions pour que restent, de manière normale ici, ceux qui veulent y rester et dans un cadre qu'il faut que nous discutions."

Le CéDpa, par la voix de Françoise Verchère, l'ancienne maire de Bouguenais, se dit "tout à fait prêt à faciliter les discussions" qui permettront de trouver "la meilleure façon de sortir de ce qui a été une impasse pendant tant d'années."

Il faut que cette zone accueille, de la manière la plus naturelle du monde, ses habitants, les tritons, les vaches et que tout ce beau monde réussisse à vivre le mieux possible


La déclaration d'utilité publique, signée en 2010, s'achève le 8 février prochain. Les terres de Notre-Dame-des-Landes "ont vocation à rester terres agricoles. Au niveau de la communauté de communes, nous sommes en train d'élaborer un PLU (Plan local d'urbanisme NDLR)", explique Jean-Paul Naud, le maire de Notre-Dame-des-Landes, précisant "sur la zone de Notre-Dame-des-Landes, nous avons un projet de zone agricole protégée, nous intégrerons ces parcelles de terre dans la Zad".

Ce que dit cette lutte c'est qu'on ne peut plus, comme ça, gaspiller le foncier agricole


explique Ronan Dantec, le sénateur écologiste de Loire-Atlantique, "je rappelle que ce projet, pour gagner 300 hectares d'urbanisation sur Nantes Métropole, on était prêt à artificialiser environ 3 000 hectares. Ce n'est plus possible aujourd'hui Ça dit qu'on ne peut pas considérer que l'environnement c'est la variable aléatoire". 

Concernant l'évacuation de la Zad demandée par le gouvernement après la date du 31 mars, Françoise Verchère estime qu'"il faut supprimer du vocabulaire, le mot "évacuation" parce qu'il n'a plus beaucoup de sens" avec l'abandon du projet d'aéroport, "et surtout (...) les terres n'appartiennent plus aujourd'hui à qui que ce soit sauf à l'Etat."
"Il va bien falloir qu'il y ait une phase où l'on retrouve qui va posséder quoi pour savoir qui va rester où (...) Il va falloir du temps",
estime François Verchère, "il  y a plein de solutions possibles pour que l'on revive une zone apaisée".

En signe d'apaisement et de bonne volonté, les opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ont entamé le nettoyage de la D281. La presse a été tenue à l'écart du début du nettoyage de la "route des chicanes".


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