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Une nouvelle coque en acier pour le Bel Espoir 2

François Lucas, architecte naval : "La coque acier va rendre le navire plus marin et plus adapté aux besoins de l'association" / © François LUCAS
François Lucas, architecte naval : "La coque acier va rendre le navire plus marin et plus adapté aux besoins de l'association" / © François LUCAS

Le Bel Espoir avait déjà été sauvé en 1992 par un appel aux dons sur Thalassa. Cette fois, ce sont les assurances et l'association du père Jaouen, qui vont le reconstruire. L'architecte Nantais François Lucas va suivre les travaux qui commenceront en octobre à Concarneau

 
 

Par Thierry Bercault

Le Bel Espoir, c’est une longue histoire emblématique du travail accompli depuis les années 1950 par le père Jaouen, un jésuite installé à Ouessant qui a consacré sa vie à donner une deuxième chance à des jeunes sortis de prison.

Construite en 1944 au Danemark, la goélette à trois mâts avait été achetée en 1968 par le père Jaouen. Elle avait failli terminer au cimetière à bateaux en 1992 si Thalassa ne lui avait pas consacré une émission spéciale. Un appel aux dons avait été lancé à cette occasion. Dix millions de francs avaient été récoltés, ce qui avait permis de refaire le plan de pont et les aménagements intérieurs.

En février 2017, une tempête avait couché le vieux gréement classé monument historique et déformé sa coque.  
Une deuxième restauration s’imposait donc pour qu’il continue à naviguer.

L’architecte historique de l’AJD, les Amis de Jeudi Dimanche, le Nantais François Lucas, s’est donc penché sur le malade et a envisagé plusieurs solutions : le reconstruire à l’identique en bois, le rendre plus moderne avec du contreplaqué ou bien fabriquer une coque en acier. Finalement, c’est cette dernière solution qui a été retenue.

 

Une coque en acier plus légère et moins chère



"L’acier présente l’avantage d’être plus léger et donc de rendre le navire plus marin" explique François Lucas, celui qui a également restauré le Rara Avis en 2000, le deuxième gros bateau de l’AJD. "Vu de l’extérieur et même à sec, il aura le même aspect. On ne verra pas de différence avec l’ancien. Mais en mer, il roulera moins et sera plus stable".

L’AJD n’avait pas les compétences pour reconstruire entièrement le bateau. Avec sa dizaine de salariés et sa trentaine de jeunes chômeurs venus se former aux métiers de la mer, elle n’assure que les travaux d’entretien.

C’est donc le chantier Piriou qui va s’occuper de la coque en acier. Les travaux vont débuter mi-octobre. Début 2019, le Bel Espoir 2 remotorisé avec l’ancien moteur, sera convoyé jusqu’au chantier-base de l’AJD  dans l’Aber-Wrach. Là, les anciens mâts seront réinstallés ainsi que le pont et le reste. Il faudra un an et demi pour rendre le Bel Espoir 2 opérationnel.

 

Une perte couverte par les assurances



"Comme nous avons pu déclarer le sinistre en perte totale, les assurances vont prendre en charge une grande partie des frais occasionnés", indique le Président de l’AJD, Philippe Rossigneux.  "Les dons compléteront la facture".   

Au total, il y en a pour un peu plus de 2 millions d'euros de travaux. Si la coque est financée, il reste 1,5 millions d'euros à trouver.

En 2020, une nouvelle vie recommencera pour ce Saint-Bernard des mers, bouée de sauvetage des abîmés de la vie.

 
 

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