Pays de la Loire : après le confinement, des aides pour soutenir l’économie du département

La crise sanitaire se double d’une crise économique forte. En Loire-Atlantique beaucoup d’entreprises ont dû fermer ou sont en très grandes difficultés. Les différentes structures essaient de les soutenir.

Nantes confinée, la place Graslin, avril 2020
Nantes confinée, la place Graslin, avril 2020 © France Televisions - Luc Prisset
Le constat est là, après l’épisode du Covid-19, l’économie est en grande difficulté, la région, le département ainsi que d’autres acteurs se mobilisent pour venir en aide et soutenir l’activité.

Le tribunal de commerce de Nantes qui couvre toute la Loire -Atlantique (sauf Saint-Nazaire, La Baule et le Pouliguen), n’a pas constaté pour l’instant plus de faillites. Selon Loïc Belleil, président du tribunal de commerce de Nantes il n’y a pas plus de dépôt de bilan pour l’instant.
Normalement le tribunal gère entre 25 et 30 dépôts de bilan par semaine, ces chiffres sont tombés à entre deux et cinq pendant la période de confinement pour arriver maintenant après le déconfinement, entre 10 à 12 par semaine.

Mais pour le président du tribunal de commerce, le pire est à venir 

"Actuellement nous ne ressentons pas la vague de dépôts de bilan que nous craignons et que nous attendons, c’est un peu trop tôt je pense, moi je l’attends vers septembre-octobre, donc pour l’instant non, c’est plutôt encore pas aussi calme qu’en période de Covid-19, mais c’est quand même très calme."
C’est un peu le calme avant la tempête pour Loïc Belleil, il poursuit : "dès que les mesures gouvernementales s’arrêteront bien évidemment il y aura des entreprises qui vont tomber. L’État a fait ce qu’il fallait pour soutenir les entreprises, je ne vois pas ce qu’il pouvait faire de plus, éventuellement il peut allonger la durée de prise en charge, mais sur le quantum oui on peut dire que l’on a un état qui a fait son travail de sécurité des citoyens et de l’entreprise."

Toujours selon Loïc Belleil, les entreprises les plus touchées seront celles qui ne pouvaient pas travailler en télétravail, tous les secteurs qui étaient totalement fermés, café, hôtel, restaurant, sont des secteurs qui vont être sinistrés.
 
Le Conseil Départemental de Loire-Atlantique
Le Conseil Départemental de Loire-Atlantique © France Télévisions Olivier Quentin



Le Département de Loire-Atlantique propose une plan de relance de 21 millions d’euros

Du côté du département de Loire-Atlantique un plan de relance a été voté lundi 22 juin par l’Assemblée départementale.
Une aide indirecte à hauteur de 21 millions d’euros sur deux ans 2020-2021 qui concerne le bâtiment et les travaux publics de Loire-Atlantique, le département n’ayant pas le droit de faire des aides directes.
Ce soutien aux entreprises vient s’ajouter aux budgets déjà votés.

Philippe Grosvalet, président du Département de Loire-Atlantique se dit "être toujours entre deux sentiments à la fois, bien sûr, de l’inquiétude, c’est celui qui domine, mais mous sommes relativement optimistes." Il poursuit : "les crises doivent aussi être des accélérateurs, on était nous, très engagé sur la rénovation énergétique sur les déplacements doux, je crois que nous sommes le troisième département en France, en itinéraire cyclable, j’avais dit un jour on sera le premier on a des ambitions forte sur tous ces éléments-là, nous n’avons pas attendu la crise nous pour engager les grandes transitions écologiques et énergétiques."

L’idée pour le Département est de soutenir les commandes publiques autour de trois axes :
En plus de son budget d’investissements à 243 M€ en 2020, le département propose également une avance de versement de 60 % du coût des travaux en début de chantier, afin d’apporter de la trésorerie aux entreprises titulaires des marchés du Département. Des aides qui complètent celles proposé par l’État

"Dans cette période-là on a besoin de toutes les aides, on ne peut pas se substituer à l’État, on n’est pas à la même échelle financière." Nous explique Philippe Grosvalet, président du Département de Loire-Atlantique. "Je pense que c’est l’addition de tous les soutiens, pour peu qu’ils soient complémentaires et qu’ils ne soient pas redondants et qu’ils soient construits et conçus en même temps. Nos collectivités ont l’avantage d’être en proximité, on doit pouvoir ajuster, répondre et se mobiliser, c’est ça qui compte. L’État a rempli son rôle et ici en Loire-Atlantique ce que l’on peut dire, c’est qu’il y a eu une parfaite coordination entre l’État, le Département, le préfet et l’ARS (Agence Régionale de Santé). On s’est dit ce que l’on avait à se dire quand les choses allaient moins bien, mais on a agit ensemble dans l’intérêt des habitants."

Afin de soutenir les petites entreprises, le Département de Loire-Atlantique participe à hauteur de 2,87 M€ au fonds de soutien mis en place en collaboration avec la Région des Pays de la Loire et l’ensemble des intercommunalités de Loire-Atlantique.
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