A Nantes, un réseau de surveillance de la bronchiolite mis en place

Campagne de prévention contre la bronchiolite / © MAXPPP/NATHALIE SAINT-AFFRE
Campagne de prévention contre la bronchiolite / © MAXPPP/NATHALIE SAINT-AFFRE

Comme chaque hiver, le pic de l'épidémie de bronchiolite sera atteint en décembre, une maladie qui touche principalement les enfants avant l'âge de deux ans. Dans la région nantaise, un dispositif de surveillance à domicile des nourrissons est expérimenté.

Par Fabienne Even

Près de 30% des nourrissons de moins de deux ans sont chaque hiver touchés par la bronchiolite, une maladie très contagieuse, dûe à un virus respiratoire, transmis par la salive, les éternuements ou encore la toux et les mains.

"Dans de rares cas, la bronchiolite impose une hospitalisation, voire une admission en réanimation", explique l'Agence Régionale de Santé, précisant qu'environ 2 à 3% des jeunes enfants de moins d'un an sont hospitalisés pour une bronchiolite sévère chaque année.
 

Un suivi à domicile expérimenté 


En région nantaise, une expérimentation est menée cet hiver pour permettre la surveillance à domicile des nourrissons atteints de bronchiolite modérée à sévère. Assuré par des équipes pluri-professionnelles, pédiatres et infirmières puéricultrices, le suivi vise à réduire les hospitalisations et améliorer la prévention auprès des parents.

Le réseau Bronchiolib est opérationnel dans les communes de Nantes, Saint-Sébastien-sur-Loire et Rezé. Ouvert du 18 novembre 2019 au 19 janvier 2020, il assure une permanence 7 jours sur 7, de 9h à 19h. C'est le médecin généraliste, le pédiatre ou le médecin hospitalier qui propose aux parents cette prise en charge.

Encombrement nasal associé à une toux légères et une fièvre modérée ou absente sont les symptômes les plus fréquents de la bronchiolite, selon l'ARS. Une gêne respiratoire peut survenir dans les deux à trois jours. "Dans la majorité des cas, la bronchiolite guérit spontanément au bout de 5 à 10 jours, mais la toux peut persister pendant 2 à 4 semaines", précise l'ARS.
 

Les mesures et conseils de prévention


L'Agence Régionale de Santé rappelle quelques conseils d'hygiène pour prévenir la maladie : 
  • Se laver les mains avant d’approcher un nourrisson. Cela doit durer 30 secondes, avec de l’eau et du savon ou en utilisant une solution hydro alcoolique s’il n’est pas possible de se laver les mains ;
  • Éviter, quand cela est possible, d’emmener son enfant dans les endroits publics confinés (transports en commun, centres commerciaux, etc.), où il risquerait d’être en contact avec des personnes enrhumées ;
  • Ne pas partager les biberons, sucettes ou couverts non lavés ;
  • Aérer la chambre en ouvrant les fenêtres au moins 10 minutes par jour ;
  • Nettoyer régulièrement les objets avec lesquels le nourrisson est en contact (jeux, tétines…) ;
  • Quand on est enrhumé, il est souhaitable de porter un masque (en vente en pharmacie) avant de s’occuper d’un bébé et d’éviter de l’embrasser sur le visage.

Durant la maladie, voici les gestes à adopter pour favoriser la guérison de l’enfant :
  • Désencombrer le nez du nourrisson, particulièrement avant les repas, avec du sérum physiologique des mouchoirs jetables ;
  • Coucher le bébé sur le dos à plat ;
  • Fractionner l'alimentation : réduire la quantité de chaque biberon mais en donner plus fréquemment ;
  • Aérer la chambre de l’enfant et veiller à ne pas trop le couvrir ;
  • Ne pas exposer l’enfant à la fumée du tabac.

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