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La piste criminelle privilégiée pour l'incendie du centre culturel kurde

L'incendie qui a détruit partiellement le centre culturel de Saint-Herblain pourrait être une acte volontaire. / © France 3 Pays de la Loire
L'incendie qui a détruit partiellement le centre culturel de Saint-Herblain pourrait être une acte volontaire. / © France 3 Pays de la Loire

La piste criminelle est privilégiée pour l'incendie qui a ravagé partiellement le centre culturel kurde de Saint-Herblain dans la nuit de samedi à dimanche. 

Par Romane Idres avec AFP

 L'incendie s'est déclaré samedi 8 avril 2017 peu après minuit. Le centre culturel kurde de Saint-Herblain, qui abrite le siège régional du Conseil démocratique kurde en France, est en partie détruit ainsi qu'une entreprise voisine. 500 mètres carré de bâtiments ont été endommagés. 

"Quand nous sommes arrivés, les pompiers nous ont dit que la chaîne et le cadenas sur la porte avaient été sectionnés", a relaté auprès de l'AFP Sinan Zer, le porte-parole du Conseil démocratique kurde en France pour la région Ouest. Le départ de feu a été localisé dans la cuisine et le bureau de l'association.

L'enquête a été confiée à la police judiciaire, qui privilégie la piste d'un incendie volontaire. 

"On ne partira pas"


Gulasor Uzumpinar, co-présidente du centre culturel, y voit une tentative d'intimidation. "La communauté kurde joue un rôle très important en Turquie. Ce n'est pas pour rien, en plein milieu des référendums qui se tiennent actuellement en Europe sur les changements constitutionnels en Turquie, qu'il y ait des actes aussi violents, à Nantes mais aussi à Bruxelles où il y a eu des attaques à l'arme blanche sur des citoyens.

Le Conseil démocratique kurde en France aurait déjà reçu des menaces liée au référendum organisé en Turquie sur l'extension des pouvoir du président Erdogan. Un référendum que les membres du Conseil combattent. 

"Il est hors de questions qu'on parte, nous mettrons tous les moyens à notre disposition pour rester ici. C'est nore maison, cest notre dignité, on ne partira pas.

Une communauté blessée


Le centre culturel était fréquenté par une centaine de personnes, sur les quelques 2 000 personnes que compte la communauté kurde de l'agglomération de Nantes. 

L'événement a faire réagir les mambres de cette communauté. Certains ont organisé une marche de protestation dès le lendemain pour dénoncer ce qu'ils considèrent comme un acte d'intimidation de la part de soutiens du président turc.



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