Tempête Dennis : partis en TGV de Nantes, ils sont arrivés avec près de 14 heures de retard à Paris.

Déjà au départ, le train avait près d'une heure de retard, mais ça ne faisait que commencer... / © France Televisions - Christophe Turgis
Déjà au départ, le train avait près d'une heure de retard, mais ça ne faisait que commencer... / © France Televisions - Christophe Turgis

C'est un cas de figure exceptionnel reconnaît la SNCF. Les passagers de ce TGV partis ce dimanche en début d'après-midi de Nantes sont restés coincés en Eure-et-Loire pendant une bonne partie de la nuit. Ils sont arrivés à destination avec près de 14 heures de retard.

Par Olivier Quentin

Ils vont s'en souvenir de leur trajet Nantes-Paris !

Ils devaient prendre le train à 14h de la gare de Nantes et logiquement arriver peu après 16h. Sauf que déjà au départ, ça a coincé. 

Le TGV est affiché avec près d'une heure de retard. Il ne partira donc de Nantes qu'à 14h52.
 

Un premier train stoppé sur la ligne à grande vitesse

La tempête Dennis est alors au plus fort avec des rafales de vents à plus de 90 km/h dans l'intérieur des terres.

Un premier TGV subit les conséquences de la tempête, c'est le Nantes-Lille qui est contraint de stopper du côté de Connerré, dans la Sarthe, panne d'alimentation électrique. Tout commence en fait à cet endroit.

Parce que ce TGV va bloquer la ligne à grande vitesse, contraignant le Nantes-Paris de 14h (devenue 14h52) à emprunter la ligne classique.

Les 750 passagers de ce train vont connaître une nuit très désagréable.
 

D'abord déblayer la voie

Arrivé en Eure-et-Loir, près de La Loupe, le TGV est stoppé par la chute d'un arbre sur la voie. Et là, la SNCF va devoir gérer à la fois les passagers du TGV Nantes-Lille et ceux du Nantes-Paris.

Il fallait donc, nous a-t-on expliqué, faire circuler des trains diesel faute d'alimentation électrique après avoir déblayé la voie dans un premier temps.

Le Nantes-Lille a pu repartir par ses propres moyens vers 20h45 et arriver à Massy avec plus de 5h de retard. Sur place nous dit-on, la SNCF a proposé des solutions taxi et des hébergements.

Mais pour les 750 passagers du Nantes-Paris, la nuit continuait sans savoir quand ils seraient pris en charge.

Et dans ces cas-là, c'est long, très long.
 

Pas de liaisons téléphoniques

Le personnel à bord du train peine à entrer en contact avec les équipes qui gérent leur cas. Les liaisons téléphoniques dans cette zone passent mal, les informations aussi..

Ce n'est que vers 4h du matin que le transbordement se fait. Dans des conditions difficiles, il fait nuit, il y a encore beaucoup de vent et il faut réaliser l'opération avec un maximum de sécurité pour les passagers.

Le train ramène tout le monde au Mans pour prendre un autre train, direction Paris. A bord, des plateaux-repas sont servis.

Le convoi arrivera finalement à 6h du matin à destination, avec près de 14 heures de retard. 
 

200 % de remboursement

Comme dédommagement, la SNCF proposera le remboursement à hauteur de 200 % du prix du billet acheté.

"On ne peut que regretter de ne pas avoir pu rétablir la circulation plus tôt" s'excuse-t-on à la SNCF qui explique la situation par une succession d'événements dus à la tempête Dennis.

L'interview de Renaud Coatanea, porte-parole de la SNCF Pays de la Loire.
 




 

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