La filière nautique s’engage dans l’électrique. Inspirée par les vélos et les trottinettes électriques, l’entreprise nantaise TEMO a imaginé un moteur électrique pour équiper les petites embarcations, du type annexe. Lancée en 2020, elle est présente aujourd’hui dans 26 pays et veut conquérir le marché américain.

Le moteur électrique est-il l'avenir de la propulsion des petites embarcations ? C'est en tout cas le pari de l'entreprise TEMO, concepteur d'un moteur écologique et durable à destination du milieu de la plaisance.

Lancée il y a deux ans, la start-up nantaise a conçu un propulseur électrique, une godille, facilement transportable. Fixé sur une petite embarcation de type annexe, il permet de naviguer sans bruit et sans émission de CO2.

Il est hyper léger, on peut, en deux secondes, le manipuler, le sortir de l’eau, ce qu’on ne ferait jamais avec un moteur thermique

Thibault

Plaisancier

Avec une puissance de 450 W, ce moteur peut propulser jusqu’au petit voilier et se recharge comme n’importe quelle batterie de vélo ou de trottinette.

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La filière nautique s’engage dans l’électrique. Inspirée par les vélos et les trottinettes électriques, l’entreprise nantaise TEMO a imaginé un moteur électrique pour équiper les petites embarcations, du type annexe. Lancée en 2020, elle est présente aujourd’hui dans 26 pays et veut conquérir le marché américain. ©France Télévisions

Les TEMO sont assemblés en périphérie nantaise, une démarche environnementale revendiquée: "70% des composants viennent du marché français, Vendée et Loire-Atlantique, et 30% d’Asie, principalement l’électronique et les batteries", explique Alexandre Seux, fondateur de l'entreprise. "Sur le nouveau modèle à 1000 watts, les batteries, la carte électronique et le bloc moteur seront made in France".

En deux ans, TEMO a vendu près de 3 000 produits dans 26 pays, dont la moitié en France, un succès commercial qui prouve que les acteurs de la plaisance sont aussi sensibles au développement durable. 

"Nous voulons participer activement à la décarbonation de la plaisance, avoir des produits durables, qui puissent être réparés facilement et travailler sur la durée de vie de nos batteries, sur notre circuit de recyclage", confirme Justine Perussel, co-associée de l'entreprise TEMO.

La jeune société souhaite désormais élargir sa gamme avec des TEMO d'une puissance de 1 000 Watts plus performants, plus silencieux et aussi plus chers, 2 850  contre 1 600 pour le TEMO 450.