Nouvelle menace de mort contre le maire de Montoir, les élus de Saint-Nazaire Agglo appellent "à un sursaut républicain"

C'est la deuxième fois que Thierry Noguet, le maire de Montoir-de-Bretagne, est la cible de menace de mort dans le cadre du dossier Yara, l'usine d'engrais chimique implantée sur sa commune. Les maires de Saint-Nazaire Agglo lui apportent leur total soutien.

"Malgré les dénonciations de ces faits extrêmement graves et les dépôts de plainte successifs, aujourd'hui rien n’y fait, la violence en direction des élu·es se poursuit et pour certains, comme Thierry Noguet, la graduation des menaces augmente", déplorent les maires de Saint-Nazaire Agglomération* dans un communiqué.

Nous ne nous y résignons pas et nous appelons à un sursaut républicain.

Les maires de Saint-Nazaire Agglo

Communiqué de presse du 6 décembre 2023

"Nous ne nous y résignons pas et nous appelons à un sursaut républicain. Nous espérons que les enquêtes aboutiront rapidement et que des sanctions seront prononcées. Nous appelons aussi le Gouvernement à permettre que les dépôts de plaintes des élu·es fassent l’objet d’une reconnaissance particulière compte tenu des risques spécifiques qu’ils encourent en tant que personnes publiques."

"Face à ces gens-là, je ne lâcherai rien"

Le maire de Montoir-de-Bretagne avait été une première fois la cible de menaces de mort en octobre dernier après ses propos sur l'usine d'engrais chimiques Yara.

Jusqu'au bout, le maire de Montoir-de-Bretagne avait espéré que le groupe Yara investirait les 80 millions d'euros nécessaires pour mettre aux normes environnementales et de sécurité le site de production d'engrais chimiques classé Seveso "seuil haut".

L'annonce du licenciement de 139 salariés avait mis brutalement fin à des années de lutte. Thierry Noguet s'était dit surpris "par une temporalité aussi violente".

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"Il est indéniable que l'usine souffrait depuis quelque temps d'une perte de chiffre d'affaires. Pour autant, à l'échelle du groupe, c'est une entreprise qui enregistre 2 milliards d'euros de résultat. Donc mettre 100 millions d'euros sur la table pour mettre le site aux normes, ce n'était pas insurmontable", nous avait-il confié au mois de novembre.

"Face à ces gens-là, je ne lâcherai rien. Je suis un fervent défenseur de l'industrie. Mais cette direction nous prend pour des jambons. Ils piétinent les élus. Ça reste des voyous, jamais je ne changerai d'avis !".

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*Claude Aufort, Trignac, Sylvie Cauchie, Besné, François Chéneau, Donges, Mathieu Coënt, Saint-André-des-Eaux, Jean-Michel Crand, Saint-Malo-de-Guersac, Franck Hervy, La Chapelle-des-Marais, Jean-Claude Pelleteur, Pornichet, Raphaël Salaün, Saint-Joachim, David Samzun, Saint-Nazaire.