Saint-Nazaire : le futur porte-avions français construit aux Chantiers de l'Atlantique sera nucléaire

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Écrit par Olivier Quentin

Sa construction pourrait débuter en 2025 pour qu'il puisse succéder au Charles-de-Gaulle. Le futur porte-avions français sera bien construit aux Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire, le Président Macron l'a confirmé mardi et il sera nucléaire.

C'était en mai dernier, la Ministre des Armées, Florence Parly, venue à Saint-Nazaire pour participer à la cérémonie de mise en chantier d'un pétrolier ravitailleur pour la Marine Nationale, annonçait que le successeur du Charles-de-Gaulle serait construit aux Chantiers de l'Atlantique.

Le choix de ce site s'explique par le fait que le chantier de Saint-Nazaire est le seul en France à disposer d'une cale de très grande taille capable de recevoir un porte-avions. "Nous travaillons sous forme d'études afin que le Charles-de-Gaulle soit remplacé à terme par un porte avions de nouvelle génération. Celui-ci devra être à la mer pour ses premiers essais en 2036. De son côté, le Charles de Gaulle arrivera en fin de vie en 2038-2040'' avait alors expliqué Florence Parly. Ce sera donc un porte-avions "nouvelle génération" plus imposant que le Charles-de-Gaulle,  75 000 tonnes (contre 42 000 pour le CDG), il fera 300 mètres de long soit 40 de plus que son prédécesseur. Ce qui en fait également un bâtiment plus imposant que ses équivalents britanniques mais toutefois encore plus petit que les porte-avions américains.

Ce futur fer de lance de la Marine Nationale française devra embarquer 30 avions de combat catapultés grâce à une nouvelle technologie. Il embarquera aussi des drones et sera servi par 2 000 marins.    Ce mardi 8 décembre, nouvelle annonce, le futur porte-avions français sera nucléaire.

C'est le Président Emmanuel Macron qui l'a précisé lors d’un déplacement sur le site Framatome du Creusot, en Saône-et-Loire. 

Un choix lié au besoin d'autonomie du bâtiment car le nucléaire évite d'avoir à ravitailler en mer tous les deux ou trois jours comme le nécessitaient les porte-avions diesel Clemenceau et Foch. Un point faible puisque cela impliquait de stopper les opérations aériennes pendant ces phases qui étaient aussi très dépendantes de la météo.

Inconvénient : la propulsion nucléaire oblige à un arrêt technique complet de deux ans tous les dix ans pour renouveler le combustible. 

Les premiers essais en mer devront donc se faire au plus tard en 2036. La construction pourrait donc commencer en 2025.

Son coût est estimé aujourd'hui à plus de 5 milliards d'euros.