Sarthe : les salariés de journal Ouest-France en grève

Rassemblement des salariés du journal Ouest-France à Angers le 11 octobre 2018 / © Ouest-France
Rassemblement des salariés du journal Ouest-France à Angers le 11 octobre 2018 / © Ouest-France

140 journalistes et secrétaires du quotidien "Ouest-France" se sont rassemblés jeudi 11 octobre 2018 à Angers. La mobilisation, suivie également en Bretagne, est l'un des plus gros mouvements de grève qu'ait connu le journal depuis 20 ans. 

Par LUCAS BARON

En fin de matinée, ce jeudi 11 octobre 2018, 140 personnes se sont réunies place du Ralliement à Angers. Parmi elles, des salariés de Ouest-France venus de Loire-Atlantique, du Maine-et-Loire, de la Sarthe, de l'Orne, de la Mayenne, de la Manche, d'Ile-et-Vilaine, et de Vendée.

Un seul mot d'ordre, dire "NON" au projet de nouvelle organisation des rédactions du groupe SIPA. Le projet prévoit un mutualisation des rédactions locales (Ouest-France et Le Maine-Libre) et donc une réduction des effectifs sur le terrain.

En Sarthe, le nombre de journalistes de Ouest-France pourraient ainsi passer de 27 à 8 journalistes d'ici septembre 2019
Un tract lors du rassemblement des salariés de Ouest-France à Angers le 11 octobre 2018 / © France 3
Un tract lors du rassemblement des salariés de Ouest-France à Angers le 11 octobre 2018 / © France 3

On est en train d'abîmer la marque "Ouest-France" et son identité, avec cette méthode de rouleau-compresseur ! On ne peut pas travailler dans ces conditions, Jerôme Lourdais - Journaliste à Ouest-France

Autre revendications des grévistes : des moyens suffisants pour faire émerger un véritable projet éditorial. Traduction, ne pas "mépriser l'identité et la ligne éditoriale du journal" avec des articles en doublon par exemple et "tromper ainsi la confiance des lecteurs". 

Très inquiets pour la suite, les journalistes demandent le retrait immédiat du projet et davantage de clarté sur les comptes du groupe SIPA ainsi que les objectifs réels qu'ils entendent par ce projet de "mutualisation des rédactions locales".

Une pétition en ligne a déjà réuni plus de 4500 signatures

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