Avion volé à Cholet : “Nicolas a fait une grosse bêtise, il va devoir s'expliquer”

Le piper PA 48 volé à Cholet en phase de vérification avant qu'il ne reparte vers le Maine-et-Loire / © François Bombard - France 3 Aquitaine
Le piper PA 48 volé à Cholet en phase de vérification avant qu'il ne reparte vers le Maine-et-Loire / © François Bombard - France 3 Aquitaine

Le jeune étudiant suspecté d'avoir volé deux monomoteurs sur les aérodromes de Loudun, dans la Vienne, et Cholet, dans le Maine-et-Loire n'a pas encore été entendu par les enquêteurs. Ce neveu de Bruno Retailleau se trouve "dans un état psychologique très dégradé".

Par France 3 Pays de la Loire

Nicolas Retailleau, neveu du sénateur vendéen Bruno Retailleau, est suspecté d'avoir "emprunté" un avion monomoteur Robin DR400  sur l'aérodrome de Loudun, dans la Vienne, le 25 janvier dernier avant de rallier Cholet, dans le Maine-et-Loire, où il a atterri dans la soirée. Le lendemain, le voleur est reparti de l'aérodrome de Cholet, cette fois-ci à bord d'un second monomoteur, un Piper 28, qu'il a ensuite abandonné sur le tarmac de Loudun.

Dans un entretien accordé à nos confrères de La Nouvelle République, Sébastien Retailleau, le père du principal suspect et frère du sénateur LR Bruno Retailleau, explique que son fils est hospitalisé depuis une dizaine de jours à Monaco à la suite d'un malaise. Il n'a donc pu être entendu par la justice dans cette affaire.
"Il va rester à l'hôpital pendant encore une semaine au moins, selon les médecins", a expliqué le père de famille qui dit n'avoir eu "aucun contact direct avec (son) fils depuis deux semaines, hormis quelques échanges par SMS".

Sébastien Retailleau dit également avoir reçu un coup de fil d'un ami de son fils au lendemain des vols. "Il m'a dit que Nicolas était passé chez lui la veille, vers 21 h 30, qu'il lui avait raconté être venu jusqu'à Loudun en avion. J'ai été surpris par cet appel, mais n'y ai pas trop prêté attention. J'ai supposé qu'il avait raconté des bêtises à son copain."

Le week-end suivant, il aurait "rejoint le sud de la France, où il disait avoir trouvé une école de pilotage, en vue d'accomplir son rêve : devenir pilote de ligne", ​poursuit Sébastien Retailleau.

Quelques jours plus tard, le père de Nicolas a reçu un SMS de l'ami qui l'avait appelé, avec un lien vers un article de presse relatant l'affaire des deux avions volés. "J'ai tout de suite fait le lien : “C'est Nicolas qui a fait ça, j'en suis sûr !”. J'ai alerté immédiatement la gendarmerie, à qui j'ai demandé de transmettre mon message à la brigade des transports aériens" explique Sébastien Retailleau, qui poursuit, "Nicolas a fait une grosse bétise, il va devoir s'expliquer. J'espère bien qu'il va être entendu dès sa sortie de l'hôpital."

En attendant, Sébastien retailleau a été entendu mercredi, par la section de recherches de la Brigade de gendarmerie des transports aériens de Roissy-Charles-de-Gaulle, en charge de l'enquête.




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