Cholet : Michelin prévoit 2300 suppressions de postes en France, les conséquences possibles en Maine-et-Loire

Michelin annonce engager un projet de simplification et de compétitivité sur 3 ans, excluant tout licenciement. Sur le site de Cholet dans le Maine-et-Loire, 110 à 190 postes de travail pourraient cependant être supprimés.

Le Bibendum Michelin à Clermont-Ferrand dans une vitrine, le 08/2020
Le Bibendum Michelin à Clermont-Ferrand dans une vitrine, le 08/2020 © Jean-Marc Lalier

Pour l'instant la direction ne fournit aucune indication site par site. Elle annonce la suppression de 3 à 5% des postes de travail, sans départs contraints, en France. Pour le site de Cholet, qui emploie 1 300 personnes, ce chiffre pourrait alors se situer entre 110 et 190 postes de travail en moins d'ici à 2024.

En dépit de bons résultats économiques, le fabricant de pneus français annonce une baisse de ses effectifs qui touchera tous les sites. Le président de Michelin, Florent Menegaux précise "qu'il n'y aura pas de fermeture d'usines. Il estime à 60% le nombre des mesures de pré-retraite, et à 40% le nombre des départs volontaires, dans le cadre de ruptures conventionnelles collectives" (RCC).

À travers ce plan, Bibendum vise "une amélioration de sa compétitivité pouvant aller jusqu'à 5% par an" pour les activités tertiaires et pour l'industrie, ce qui pourrait signifier "d'ici trois ans une réduction de postes pouvant aller jusqu'à 2300", sur les 21 000 que compte Michelin en France, soit 10% des effectifs.

Confronté à une forte concurrence chinoise, Michelin avait fermé deux usines en 2019/2020, celle de Bamberg en Bavière et le site de La Roche-sur-Yon, dont 70 salariés avaient accepté une mutation à Cholet.

 

Une diversification hors des pneus

Michelin s'engage a créer autant d'emplois que de postes supprimés. Florent Menegaux est affirmatif. Que ce soit en par le développement de nouvelles activités en interne ou par l'installation d'autres entreprises sur les territoires concernés.

"Michelin n'abandonne pas la France" et "va réinvestir une partie des  économies réalisées dans le développement de nouvelles activités", souligne Florent Menegaux. Ses 15 sites industriels dans l'Hexagone se sont progressivement spécialisés dans les pneumatiques haut de gamme, agricoles, industriels, ou de compétition.

En parallèle, Michelin poursuit "sa stratégie de localisation en France de nouvelles activités à forte valeur ajoutée", comme la pile à hydrogène, l'impression 3D, les colles ou le recyclage des déchets plastiques. A horizon 2030, Michelin souhaite que 30% de son chiffre d'affaires soit réalisé hors pneus.

 

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