Maine-et-Loire : "opération confiture" chez les religieuses de Notre Dame des Gardes

Publié le Mis à jour le
Écrit par Christophe Turgis
Les religieuses de l'abbaye Notre dame des Gardes à Chemillé-en-Anjou produisent des confitures vendue sur internet par Divinebox
Les religieuses de l'abbaye Notre dame des Gardes à Chemillé-en-Anjou produisent des confitures vendue sur internet par Divinebox © France Télévisions

À Chemillé-en-Anjou, les religieuses trappistes de l'abbaye Notre Dame des Gardes font des confitures. Elles ont eu l'idée de confier une vente spéciale au site de vente en ligne Divinebox pour financer l'agrandissement de la confiturerie. Objectif : vendre 1500 pots, ou plus.

Les religieuses de l'abbaye cistercienne trappiste de Notre Dame des Gardes, à Chemillé-en-Anjou, vivraient-elles de confitures et de l'air du temps ? Pour une grande partie oui. Car leur activité de confiturerie apporte des revenus substantiels à leur communauté et l'utilisation des nouvelles technologies numériques de vente en ligne n'ont désormais aucun secret pour elles.

En dépit d'une belle renommée, leurs moyens ne permettaient pas de moderniser l'atelier de production. Un peu trop petit et nécessitant des manutentions mettant leur physique à rude épreuve.

Confitures gourmandes

L'atelier avait été ouvert en 1960 dans l'ancienne porcherie, le prochain sera situé dans l'ancienne étable. Ici, les religieuses confiturent "à l'ancienne", dans des marmites à découvert. La recette ? Secrète ! Un indice cependant : "Nous faisons les confitures de nos grand-mères" s'amuse sœur Agnès, et précise dans un éclat de rire, "sans ajout de rien".

Et, ne craignant pas le péché de gourmandise, elle avoue être plutôt satisfaite de leur confiture d'orange. "Elle est particulièrement bonne, elle a eu la médaille d'or du concours agricole en 2020, donc ce n'est pas si mal". Elles étaient contentes, les 29 sœurs de l'abbaye, de voir leur travail ainsi récompensé.

Les sœurs de l'Abbaye de Notre Dame de la Garde vendent leurs confitures pour un nouvel atelier. ©France Télévisions

durée de la vidéo: 01 min 30
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"Il y a des difficultés de manutention, vraiment on a de la difficulté, on a des problèmes de dos avec tout ce portage de poids, on espère quand même avoir un peu de facilité et plus d'espace encore", sœur Marie Charbel est enthousiaste à l'idée de cette transformation.

Confitures en ligne

Les travaux ont commencé pour doubler la surface, et avec un atelier aux normes, les sœurs en font l'aveu, l'actuel "est à la limite". L'investissement est considérable, 1 300 000 euros. Pas de miracle, et comme toujours l'argent est le nerf de la guerre, même sucrée.

D'où l'idée d'organiser une vente exceptionnelle en ligne. Le site Divinebox, spécialisé dans la vente de produits monastiques leur a donné la visibilité nécessaire... world wide web ! "Habituées à expédier leur production sur palettes, les sœurs n'étaient pas prêtes à effectuer des petits envois pour des particuliers. Elles ont fixé leur prix. Le prix juste. Nous n'avons pas négocié, nous assurons les envois avec une entreprise de logistique située dans l'Eure", précise Côme Besse, le fondateur de Divine Box.

Cette "opération confiture" se terminera le 31 octobre, les sœurs espéraient vendre 1500 pots, deux jours avant la clôture, 3000 sont déjà réservés, et 5000 pots devraient trouver leurs gourmands. Mais 5000 pots ne feront pas 1,3 millions d'euros, alors les sœurs feront comme tout bon chef d'entreprise, un emprunt bancaire. Et retourneront à leurs prières, qui restent le premier objectif de leur vie monastique.

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