Dimanche en Politique : Les Pays de la Loire face au Covid, dimanche 4 octobre à 11h30

Il y a 6 mois, nous étions confinés, situation inédite dans notre histoire… Retour sur cette crise d'un point de vue sanitaire avec plusieurs spécialistes invités par Virginie Charbonneau sur le plateau de Dimanche en politique. À suivre le dimanche 4 octobre à 11.30
 

© France Télévision
►Les chiffres du Covid-19 en Pays de la Loire
 Reportage de Céline Dupeyrat

513 morts en Pays de la Loire, c’est le bilan au 2 octobre du Covid19 en Pays de la Loire. C’est beaucoup, mais nettement moins que dans d’autres régions, 7 fois moins de décès que dans le Grand Est, 4 fois moins que dans les Hauts de France.
Notre région a donc été plutôt épargnée par l’épidémie, même si on continue à mourir du covid19 en Pays de la Loire.
0 à 1 décès par jour actuellement dans la Région, contre 15 au moment du pic épidémique début avril. Mais une question se pose : une région moins touchée lors de la 1ère vague peut-elle l’être beaucoup plus lors de la 2ème ? "Non, affirme le Pr Raffi, Chef du service des maladies infectieuses et tropicales du CHU de Nantes, car nous sommes aujourd’hui mieux armés face à la maladie."

Certes, il n’existe pas de traitement antiviral contre le covid19, mais les anticoagulants, les anti-inflammatoires ont fait la preuve de leur efficacité pour soigner les patients. Dans 15 à 30% des cas, ces traitements réduisent la mortalité. 

Un essai clinique est également en cours au CHU de Nantes, pour mettre au point des anticorps de synthèse. Ils permettraient de neutraliser le virus, et seraient injectés avec du plasma sanguin. Les essais élargis sont espérés peut-être à partir de décembre. Mais au-delà de soigner les malades infectés, l’objectif de l’ARS, l’Agence régionale de Santé, est de limiter les contaminations. En imposant le port du masque dans les grandes villes et la plupart des moyennes. En augmentant aussi les capacités de tests.

Près de 600 000 dépistages ont été effectués depuis la mi-mai dans notre région, dont 40 000 rien qu’en Mayenne cet été. Et le nombre de tests est monté en puissance : 2000 tests par jour en juin, 6000 cet été, 10 000 depuis la rentrée. Les embouteillages devant les laboratoires ou les drives sont aujourd’hui moins importants. Malgré ces mesures, l’épidémie gagne du terrain dans notre région. Nous sommes loin des chiffres de Marseille ou Paris, mais la Vendée et la Mayenne restent en risque modérée, et la Sarthe, la Loire-Atlantique et surtout le Maine-et-Loire restent toujours en rouge, en vulnérabilité élevée…

►Au Mans, les bars et restaurants en pleine crise sanitaire

Déjà durement touchés pendant le confinement, les bars sont les premiers visés par les ARS et les préfectures. Un lieu où la consommation d'alcool mène souvent à plus de négligences concernant les gestes barrières. Malgré les efforts entrepris, au Mans comme ailleurs on craint de nouvelles restrictions visant leur activité. Le préfet l'a annoncé, si la Sarthe passe en alerte renforcée, les bars fermeront à 22h. L'enjeu reste toujours de trouver l'équilibre entre sécurité sanitaire et santé économique.Reportage Quentin Duval et Antoine Roynier

Pour autant, des mesures plus restrictives ne semblent pas à craindre, pour l’instant, dans notre région.

Autour de Virginie Charbonneau, on retrouve :
Des invités auxquels des habitants de notre région poseront des questions très concrètes sur l’épidémie, comme par exemple : 

Est-on immunisé quand on a été testé positif ?  Les gestes barrières sont-ils suffisants pour limiter la progression du covid ?  Pourquoi interdire l’accès aux salles de spectacle sous prétexte de promiscuité, et pas aux transports en commun ?  Après avoir abordé la semaine dernière, les conséquences économiques et sociales pour les entreprises de cette crise sans précédent, retrouvez les conséquences d'un point de vue sanitaire dans Dimanche en politique "Les Pays de la Loire face au Covid" ce dimanche 4 octobre 2020 à 11.30

 
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