Lactalis : le PDG Emmanuel Besnier entendu par les parlementaires

Emmanuel Besnier, le PDG de Lactalis, entendu devant la commission parlementaire le 7 juin 2018 / © Capture d'écran LCP
Emmanuel Besnier, le PDG de Lactalis, entendu devant la commission parlementaire le 7 juin 2018 / © Capture d'écran LCP

Le PDG de Lactalis, Emmanuel Besnier, s'exprimait ce jeudi matin devant une commission d'enquête parlementaire sur sa gestion de l'affaire de lait infantile contaminé aux salmonelles fin 2017.

Par Fabienne Béranger

Malgré ses réticences, Emmanuel Besnier s'est présenté devant la commission d'enquête parlementaire pour être auditionné dans le cadre de l'affaire du lait contaminé.
Le PDG de Lactalis a réitéré ses excuses auprès des familles des enfants contaminés.

A la question de savoir comment ces bactéries ont pu se développer, Emmanuel Besnier a rappelé les travaux "dans l'environnement de la tour numéro 1" au 1er trimestre 2017. Des travaux qui ont consisté notamment à casser le carrelage existant. "En détruisant les carrelages, les travaux ont libéré la salmonelle".

Présent aux côtés de l'industriel mayennais, Philippe Laborne, directeur industriel du groupe Lactalis, a rappelé que "5 000 prélèvements par an sont effectués" sans qu'aucun n'ait permis de mettre en avant un quelconque problème.

"Les contrôles positifs que l'on a eu concernaient l'environnement jamais les produits finis, à aucun moment".

Les deux contrôles positifs sur août et novembre 2017 concernaient "un balai et un sol à l'intérieur du site". Philippe Laborne a rappelé l'arrêt de la production pour décontamination à ces deux périodes.

"Les prélèvements sont faits par nos équipes puis envoyés à un laboratoire externe" a rappelé Emmanuel Besnier qui a précisé que désormais deux laboratoires d'analyse seront sollicités.

"Garantir le maximum de sécurité au consommateur"


"Dès le 2 décembre on a fait un premier retrait et derrière on a mis en place toute une batterie de tests et d'analyses. Le 8 décembre on a préconisé un nouveau retrait. Tout a été très vite, de manière à ce qu'il n'y ait aucun danger pour les bébés" a ajouté Emmnanuel Besnier.  Le PDG de Lactalis a précisé qu'aucun enfant n'a été malade par la suite, "tout a été contenu (...) pour garantir le maximum de sécurité au consommateur", "je crois quon a pris à chaque fois les mesures nécessaires", début décembre "lors du premier rappel puis en janvier lors du second".
"20 millions de boites seront détruites de manière tout à fait traçable avec les autorités" a expliqué l'industriel mayennais, cette destruction "a commencé il y a quelques semaines".

Concernant les emplois sur le site de Craon, le PDG de Lactalis a expliqué "avoir trouvé une solution pour une centaine de personnes sur les sept sites autour de celui de Craon", dans un rayon de 50 kilomètres. 
A la question de savoir si le groupe devait être sanctionné, Emmanuel Besnier a répondu, "on est responsables de nos produits".
L'audition de l'industriel devant la commission d'enquête parlementaire a duré deux heures.

Fin 2017, 36 nourrissons ont été atteints de salmonellose après avoir bu un lait infantile des marques Picot et Milumel produit dans l'usine Lactalis de Craon en Mayenne.

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A l'arrêt depuis l'affaire de la salmonelle en décembre dernier, l'usine Lactalis de Craon a recommencé à produire du lait en poudre. Selon la direction de l'entreprise il s'agirait d'une phase de test.

 

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