Laval : les Gilets Jaunes toujours là mais en effectif réduit

Les gilets jaunes étaient rassemblés samedi midi devant la préfecture de la Mayenne / © Pierre-Erik Cally
Les gilets jaunes étaient rassemblés samedi midi devant la préfecture de la Mayenne / © Pierre-Erik Cally

En petit nombre certes mais toujours au rendez-vous. Des Gilets Jaunes qui n'ont plus de gilets jaunes étaient rassemblés comme tous les samedis à Laval.
 

Par Pierre-Erik Cally

Les Gilets Jaunes toujours sont toujours actifs à Laval.
Ils étaient 8 respectant en cela l’interdiction de regroupement de plus de 10 personnes.

Sous l’œil de 2 voitures de police dont Philippe Lahondès l’adjoint au directeur de la sécurité publique.
Ce dernier plaisantant avec l’un des habitués du groupe.
Bref ambiance, détendue, très mayennaise, loin de certaines vidéos que l’on peut voir sur les réseaux sociaux qui diffusent des actes de violence à Paris ou dans quelques grandes villes de province.

Un conducteur un peu énervé

Seul mouvement, un conducteur un peu énervé (qui n’a rien à voir avec la manifestation) râle après l'officier de police car son véhicule le gêne pour sortir du parking.
Scène plutôt étonnante. Sèchement rappelé à l’ordre, il part visiblement quelque peu calmé…
Tout cela sous l’œil surpris des gilets jaunes. Dont personne d'ailleurs ne porte de gilets jaunes.
"Non on n'est plus des Gilets Jaunes" précise l’une des manifestantes. "On est des citoyennes et citoyens en colère".
La présence est presque symbolique mais les gilets jaunes lavallois tiennent à leur rendez-vous hebdomadaire / © Pierre-Erik Cally
La présence est presque symbolique mais les gilets jaunes lavallois tiennent à leur rendez-vous hebdomadaire / © Pierre-Erik Cally

Mais le contexte de crise sanitaire ne les freine-t-il pas ?
"Sûrement pas, au contraire. Vous avez vu comment c’est géré par le gouvernement ? C’est n’importe quoi, alors on est encore plus en colère."

Egalement  toujours présent dans les esprits, le fameux RIC (référendum d’initiative citoyenne).
"Oui on n'a pas fini de le réclamer" précise Cédric un des leaders des premières heures.
"Non, non je ne suis pas un leader. On m’a baptisé comme ça mais si quelqu’un veut prendre ma place je la lui laisse bien volontiers".

Midi trente, le petit groupe repart aussi discrètement qu’il était arrivé.
Mais il sera encore là la semaine prochaine.





 



 

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