Nantes : ouverture d'une information judiciaire sur la disparition de l'ex-acteur Gérald Thomassin

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Le parquet de Nantes a annoncé,ce mercredi, avoir ouvert une information judiciaire pour "enlèvement et séquestration" après la disparition fin août de l'ex-acteur Gérald Thomassin.  

Par EJ avec AFP

L'acteur avait disparu la veille d'une convocation, à Lyon, dans l'affaire du meurtre d'une postière en 2008 où il est mis en examen. Cette information judiciaire a été ouverte "même si, à ce stade, aucune vidéo ni aucun témoin ne viennent directement étayer cette hypothèse". Ce cadre procédural a été choisi "en ce qu'il laisse aux enquêteurs plus de possibilités en termes d'investigations", a expliqué une source judiciaire. Le parquet de La Rochelle s'est dessaisi au profit de Nantes.

L'ancien acteur de 45 ans, récompensé par un César dans la catégorie "espoirs" en 1991 pour son rôle dans "Le Petit Criminel" de Jacques Doillon, était tombé dans la marginalité.

Il avait été mis en examen en 2013 pour le "meurtre aggravé" d'une postière de 41 ans dans l'Ain, Catherine Burgod, et pour "vol avec arme". Il avait effectué quelques mois de prison avant d'aller vivre à Rochefort (Charente-Maritime). Deux autres suspects avaient par la suite été mis en examen, l'un pour les mêmes qualifications et un autre pour "complicité". 

Le 29 août, Gérald Thomassin ne s'était pas rendu à une convocation pour une confrontation à Lyon dans le bureau du juge d'instruction en charge du dossier criminel. Sa trace s'était perdue la veille, après un contrôle SNCF dans un train reliant Rochefort à Nantes. Lors de ce contrôle, Gérald Thomassin avait été verbalisé.

L'un de ses amis avait signalé sa disparition trois jours après ce voyage. Depuis lors, les investigations diligentées n'ont pas permis de le retrouver. Sa disparition repousse un peu plus l'issue de ce dossier vieux de 11 ans.

Le 19 décembre 2008, dans l'agence postale de Montréal-la-Cluse (Ain), la postière avait été retrouvée dans une mare de sang, dans une pièce attenante au guichet. Mère de deux enfants, enceinte de cinq mois et demi, elle avait été frappée de 28 coups de couteau, arme qui n'a jamais été retrouvée. Son agresseur avait pris la fuite, avec un butin. 
 

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