Dans le Prix d'Amérique, il n'y en a pas que pour les Normands !

Jean-Michel Bazire remporte son premier Prix d'Amérique en 1999 avec Moni Maker, entrée au Hall of Fame des trotteurs américains. / © Gabriel BOUYS / AFP
Jean-Michel Bazire remporte son premier Prix d'Amérique en 1999 avec Moni Maker, entrée au Hall of Fame des trotteurs américains. / © Gabriel BOUYS / AFP

Les Sarthois Jean-Michel Bazire ou la famille Abrivard seront bien armés, dimanche, pour inscrire leur nom au palmarès du championnat du monde des trotteurs. Le Maine s’est particulièrement distingué dans l’épreuve reine, qui fête ses 100 ans. Retour en images sur ces grands moments.
 

Par Charles Lemercier

Pour écrire l’histoire du Prix d’Amérique, il faut bien souvent se tourner vers la Normandie. Mayennais et Sarthois sont aussi entrés dans la légende.

1989 : Queila Gédé

Prix d'Amérique 1989

Roger Baudron leur a ouvert la voie aux Mayennais avec Queila Gédé en 1989. Sous les yeux de François Mitterrand, Roger Baudron dit « Roger la Science » réalise l’exploit de battre Ourasi. « C’est horrible », s’étrangle le commentateur de TF1. Le duo mayennais prive la légende d’un quatrième prix d’Amérique consécutif. Chose inimaginable.
 

 Nous les Mayennais, la Sarthe, on était pas le pays du cheval. La Normandie, c’est d’abord les grands haras tandis qu’on n’avait rien à Laval. Le développement est assez tardif, dans les années 1970, explique Roger Baudron.

 

1991 : Ténor de Baune

Ténor de Baune, portrait d'un champion

Deux ans après Queila Gédé. Le phénomène Ténor de Baune se présente invaincu dans l’épreuve reine avec 29 victoires au compteur. Né et élevé à Segré dans le Maine-et-Loire, entraîné et drivé par le Mayennais Jean-Baptiste Bossuet, qui est aussi son propriétaire, Ténor de Baune se promène, en battant un autre grand champion entraîné en Mayenne, par Bernard Desmontils : Rêve d’Udon. On n’est pas prêts de revoir une telle performance. Son invincibilité n’aura pas duré puisqu’il sera battu dès sa sortie suivante dans le Prix de France.
 

1999 : Jean-Michel Bazire, première

Portrait de l'Américaine Moni Maker

Vient l’heure de la Sarthe avec l’avènement de Jean-Michel Bazire. Il mène au succès la vedette américaine Moni Maker en 1999. Très attendue, la jument, star mondiale du trot, n’a pas déçu. « JMB » marque son premier point dans l’épreuve reine face à son rival de l’époque, Jos Verbeeck. Le Belge a déjà gagné par trois fois (la quatrième fois sera en 2003).
 

2004 : la plus belle de « JMB »

Prix d'Amérique 2004

Que les histoires sont belles dans les courses. Késaco Phédo naît chez Pierre Touvains. Sa femme, Dominique, est la fille du Mayennais Roger Baudron. Pour Jean-Michel Bazire, c’est sa victoire la plus émouvante, d’après ses mots car c’est son premier Amérique comme entraîneur et qu’il a préparé ce cheval aux côtés de son père, disparu en 2010.
 

2015 : la Mayenne au top

Prix d'Amérique 2015

Sarthe et Mayenne réunis, la victoire est assurée. Bon deuxième de l’édition 2014, Up and Quick se présente favori et s’impose sans trembler. Le trotteur est entraîné près de Meslay-du-Maine par Franck Leblanc. Voltigeur de Myrt, lui aussi entraîné à Ruillé-Froid-Fonds par l’Italien Robert Donati, s’adjuge la deuxième place.
 

2019 : le carton plein de « JMB »

Prix d'Amérique 2019

Trois chevaux dans les quatre premiers. L’entraîneur sarthois survole le Prix d’Amérique qu’il gagne, en temps que driver, pour la quatrième fois. Sa jument Bélina Josselyn est revenue prendre le minimum à Looking Superb, un autre Bazire, piloté par le Sarthois Alexandre Abrivard, son ancien élève.
 
Prix d'Amérique. Les plus grands moments des Mayennais et des Sarthois
L'opposition Mayenne et Sarthe d'un côté et Normandie de l'autre lors du Prix d'Amérique anime les turfistes et les médias de l'Ouest. Plongée dans l'histoire, côté Maine. Charles Lemercier et Joffrey Ledoyen

Avec les meilleurs chevaux du moment, des records de victoires, Jean-Michel Bazire est bien armé pour faire bonne figure dans l’édition 2020 du Prix d’Amérique qui fête ses 100 ans cette année. Côté drivers, le Vendéen Eric Raffin sera associé à Bold Eagle, double vainqueur de la course reine.





 

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