Le Mans : un appel de plusieurs associations et partis pour une manifestation anti extrême droite jeudi sur le campus

Entre militants associatifs et extrême droite, le ton monte sur le campus universitaire du Mans. Colleurs et décolleurs se croisent. Mercredi dernier, les insultes ont fusé.

Une manif prévue jeudi  24septembre devant la maison de l'Université, à la fac du Mans
Une manif prévue jeudi 24septembre devant la maison de l'Université, à la fac du Mans © MaxPPP
Ambiance tendue sur le campus du Mans où se jaugent extrême droite et militants de diverses associations classées, elles, à gauche. 

Selon un communiqué de l'UNEF (organisation étudiante), le mercredi 16 septembre dernier, plusieurs dizaines de personnes s'étaient données rendez-vous sur le campus manceau pour y enlever des autocollants portant des slogans d'extrême droite. "Leurs idées racistes, sexistes et homophobes n'y ont pas leur place... c'est une insulte aux nombreux étudiant.e.s du Mans qui peuvent se sentir visé.e.s par ces oppressions. " explique l'UNEF.

Ces personnes ont, d'après ce qu'en rapporte l'UNEF, été prises à parti à plusieurs reprises par ce qu'elles ont identifié comme étant des militants de groupes d'extrême droite, subissant insultes et menaces.

"Depuis quelques jours, on avait vu que L'action Française (mouvement politique nationaliste et royaliste d'extrême droite) avait tapissé le campus de slogans, explique Laura Gourgand de l'UNEF. Jusqu'à maintenant, l'extrême droite était faible à l'université. Depuis un an, ils sont entrés un peu plus dans une démarche de pression et d'intimidation." "Quand on voit des autocollants appelant à expulser les étrangers, poursuit Laura, ça met une mauvaise ambiance à la fac."

Suite à cet incident, plusieurs organisations (UNEF, CGT, FSU, CNT, NPA,...) appellent à se rassembler ce jeudi en fin d'après-midi devant la maison de l'université "pour un collage massif".  L'UNEF prévoit d'éventuelles prises de parole pour expliquer ce qui s'est passé.

"On reste calme quand l'extrême droite est là, conclut Laura, mais si on ne se mobilise pas, ils vont prendre leurs aises."
 
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