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Le Mans : devant les assises de la Sarthe un couple accusé d'avoir empoisonné leur fillette

Un couple de Champagné comparaît à partir de lundi devant les assises de la Sarthe pour administration de substances nuisibles ayant entraîné la mort de leur fillette de 13 mois.
Parquet du Mans - Palais de justice
Parquet du Mans - Palais de justice © MAXPPP

La petite Maëlyne est décédée dans la nuit du 27 au 28 février 2015 après avoir été accueillie aux urgences pédiatriques de l'hôpital du Mans. Vers 19H30, le père
avait appelé les secours, expliquant que sa fille avait fait un malaise après avoir bu un verre de rosé laissé par un invité. Mais cette thèse a été rapidement écartée par les enquêteurs, car les prélèvements analysés ont révélé  la présence de médicaments en dose toxique dans le corps de l'enfant, à savoir des molécules habituellement prescrites à des adultes souffrant de dépression.

Des médicamennts versés dans le biberon 
Un mois après le décès de la fillette, les parents étaient interpellés et mis en examen du chef d'accusation d'empoisonnement d'un mineur de 15 ans, puis placés
en détention. L'instruction n'a pas établi la volonté de tuer. Le couple est poursuivi pour administration de substances nuisibles ayant entraîné la mort sans intention de
la donner et pour administration de substances nuisibles sans incapacité. En effet, l'autre fillette du couple, alors âgée de 3 ans, aurait également subi le même traitement de la part de parents dépassés et en grande précarité, entre décembre 2014 et février 2015. Les médicaments auraient été directement placés dans le biberon des deux fillettes pour faciliter leur sommeil.

Les parents clament leur innocence
La mère, âgée de 27 ans, "ne reconnaît pas son implication dans les faits", précise son avocate, Me Hélène Braud. Âgé de 43 ans, le père "clame son innocence depuis
le premier jour de cette affaire", souligne son défenseur, Me Jonathan Proust. Me Philippe Sadeler, qui défend les intérêts de la petite survivante, souhaite que "ce procès fasse éclater la vérité". Le procès est prévu jusque vendredi.
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