Sarthe : un dernier chèque un peu amer pour les salariés d'Arjowiggins

Les anciens salariés d'Arjowiggins ont reçu un chèque d'indemnité d'un montant de 10 000 euros en moyenne. / © Carine Mordrelle France Télévisions
Les anciens salariés d'Arjowiggins ont reçu un chèque d'indemnité d'un montant de 10 000 euros en moyenne. / © Carine Mordrelle France Télévisions

La faillite du papetier sarthois Arjowiggins a détruit plus de 450 emplois. Il avait été placé en liquidation judiciaire en mars dernier. Les anciens salariés ont obtenu ce samedi une indemnité après de longues négociations avec leur direction.

Par Christophe Amouriaux

"C'est une justice, c'est le minimum qu'on peut avoir". Les anciens salariés d'Arjowiggins étaient à Bessé-sur-Braye ce samedi. Six mois après la mise en liquidation judiciaire de leur entreprise, ils sont venus récupérer des chèques de 10 000 euros en moyenne. C'est le montant de l'indemnité dite transactionnelle qu'ils ont obtenue après de longs mois de négociation. Une maigre victoire pour plusieurs salariés rencontrés sur place. "C'est un peu douloureux. On a quand même perdu gros".
Les primes représentent 8 millions d'euros au total. Cela reste une petite victoire malgré tout, dans un contexte qui était jusque-là très morose. Christophe Garcia, ancien membre de l'intersyndicale : "Il n'y a eu que des déceptions depuis 2 ans et là on a les salariés qui sont dans l'attente de quelque chose de positif".

Et après ?

Une plainte collective signé par 80% des salariés devrait être déposée fin décembre. Pour Thomas Hollande, l'avocat des salariés, l'objectif est de poursuivre Pascal Lebard (ancien PDG de la maison mère Sequana et toujours à la tête de la société de distribution Antalis) et la BPI (Banque publique d'investissement), soupçonnés d'être responsables de la faillite d'Arjowiggins. "On a condamné Arjowiggins dès décembre 2018 dans un bureau à Bercy entre M. Lebard, la BPI et le ministère de l'Economie et des Finances. On n'a pas permis de trouver une solution viable à ses sites et c'est ça qu'on poursuit en justice."

En vidéo, le reportage de la rédaction.
 

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