Sarthe : un homme écroué pour le meurtre d'une femme par arme blanche à La Flèche

L'homme âgé de 32 ans, présenté comme ami de la famille, et soupçonné d'avoir tué par arme blanche une femme originaire du Bangladesh à La Flèche dans la Sarthe, a été mis en examen et placé sous mandat de dépôt criminel.
L'homme interpelé au domicile d'un couple originaire du Bengladesh a été mis en examen pour meurtre et écroué
L'homme interpelé au domicile d'un couple originaire du Bengladesh a été mis en examen pour meurtre et écroué © Maïna Sicard-Cras / France Télévisions

La victime, âgée d'une trentaine d'années, avait été tuée par arme blanche dans la nuit de mardi à mercredi. "Les militaires de la compagnie de gendarmerie de La Flèche avaient été appelés à intervenir au domicile d'un couple originaire du Bangladesh, venant de faire l'objet d'une violente agression", avait indiqué Delphine Dewailly, la procureure de la République du Mans

Le mari de la victime et un homme présenté comme "un ami du couple" étaient présents à l'arrivée des secours et des enquêteurs, et blessés, avait indiqué le parquet. "Les premières investigations et auditions recueillies ont conduit à placer en garde à vue l'ami du couple" à l'issue d'une intervention chirurgicale dont il a fait l'objet, a précisé la magistrate.

La procureure a confirmé ce samedi "la mise en examen de l'intéressé vendredi soir 6 août des chefs de meurtre et tentative de meurtre", précisant que cette mise en examen est "intervenue au sein de l'hôpital du Mans où il avait été conduit après un léger malaise au cours de la garde à vue".

"Il a été placé sous mandat de dépôt criminel", a ajouté Mme Dewailly. Né au Bangladesh, et en situation régulière sur le territoire français, cet homme "ne présente aucun antécédent judiciaire", selon la procureure.

L'autopsie réalisée sur le corps de la femme décédée, née au Bangladesh en 1988, a conclu à "un décès causé par les très nombreux coups de couteau reçus, à plusieurs endroits du corps", a indiqué Mme Dewailly. 

Trois enfants, de deux, cinq et huit ans, avaient été mis à l'abri chez un voisin par le conjoint de la femme puis confiés aux services de l'aide sociale à l'enfance, selon le parquet. 

"Le motif de la dispute reste à éclaircir, notamment par le recueil des déclarations du mari", a indiqué la magistrate.

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