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Sud Vendée : 1000 hectares sous les eaux

© Damien Raveleau - France 3
© Damien Raveleau - France 3

La dernière tempête a donné le coup de grâce à des agriculteurs du sud Vendée. En quelques heures, ils ont perdu leurs cultures de blé. Entre 10 et 50 cm d'eau sur leurs terres.

Par Damien Raveleau

Depuis le début du mois de janvier, c'est la seconde inondation que subit une soixantaine d'agriculteurs du sud Vendée. Depuis la fin de semaine dernière, des prairies et des champs de blés sont recouvertes par l'eau des fortes pluies. Environ 1000 hectares selon eux ont été touchés.

L'eau est encore là, ce lundi matin sur les champs de Mouzeuil St Martin, Nalliers ou du Langon. Au mieux, il faudra attendre encore une semaine pour que l’eau s'évacue, s’il ne pleut pas à nouveau. Mais les champs resteront impraticables. Dans tous les cas, les cultures sont anéanties.

"Trois inondations sur le blé, c'est mort !",

 / © D. Raveleau - France 3

Gérard, agriculteur de Mouzeuil St Martin, est catégorique : "Trois inondations en deux mois, c'est mort !". Ici le blé ne poussera plus. Pire encore, si le contrat PAC les oblige à ressemer pour ne pas laisser une terre vide. "Non seulement il leur faudra payer à nouveau des graines, mais en plus la récolte ne lèvera pas", poursuit-il. Pour lui, c'est la double peine.

l'effet entonnoir

Les eaux de pluie qui descendent des terres, bien plus en amont, finissent leur course dans les marais avant de se jeter dans la mer. Mais aujourd'hui, l'eau s'écoule plus vite. Il y a des décennies, l’eau ruisselait doucement, ralentie par de nombreuses haies et des terres non bâties. Il fallait 72h pour que l’eau du bocage atteigne les marais. Aujourd’hui, il lui faut 6h seulement. C’est alors l'effet entonnoir. Conjuguée à une tempête et une marée haute, l’eau ne peut se déverser suffisamment dans la mer. Elle s'étale sur les marais humides.

Pour limiter les dégâts, il faut désormais agir vite. Ces agriculteurs demandent à avoir l’autorisation de rehausser certaines berges abimées de canaux. Des brèches ne protègent plus les terrains. Mais le site est protégé, seul l’Etat peut donner l’autorisation aux agriculteurs d'intervenir.

Et il faut également prévoir le désenvasement et curage des cours d’eau qui finissent dans la mer. L’action est couteuse et donc souvent repoussée. On estime aujourd'hui que les travaux pourraient atteindre 250 millions d’euro.


Le reportage à Mouzeuil St Martin de Céline Dupeyrat, Damien Raveleau, Dominique Boutmin :
inondation champs


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