Et si on allait visiter les Herbiers et les collines vendéennes ?

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Écrit par Florence Thibert

Cette semaine, on prend la route en direction du Pays des Herbiers et ses collines environnantes, car non, la Vendée n'est pas toute plate. Rendez-vous dimanche 23 janvier à 12h55 sur France 3 Pays de la Loire !

Découvrir la région, c'est prendre des chemins buissonniers, sortir des évidences touristiques. C'est aussi et surtout aller à la rencontre de celles et ceux qui font ce territoire en developpant des activités singulières dont seule la ruralité peut être l'écrin.

Partons visiter la petite ville des Herbiers, capitale du Puy du Fou et les collines vendéennes qui entourent cette commune !

Les herbiers une petite ville qui ne connaît pas la crise

On découvre donc la petite ville des Herbiers, une ville au dynamisme économique stupéfiant porté par le prestigieux voisin : le grand parc d'attraction du Puy du Fou. Un dynamisme à contre-courant de la plupart des villes moyennes qui souffrent de la concurrence des métropoles. On trouve ici des fleurons de l’industrie, mais aussi des dizaines de petites entreprises florissantes qui cartonnent, souvent transmises de père en fils. C'est le cas de la Maison Royer : les deux frères Sébastien et Oliver Royer ont remis au goût du jour l'entreprise d'élevage d'escargots de leur père. Avec la bave des petits gastéropodes, ils font aujourd'hui des produits cosmétiques !

Un petit tour de l’atelier nous permet d'en savoir plus sur la production de bave. Elle se fait en plusieurs étapes : la reproduction en janvier puis les naissances en mars (les escargots sont alors placés dans une nurserie, sorte de serre végétalisée), puis c’est le temps de l’engraissement. Août est la saison des “vendanges, c’est-à-dire la récolte : on ramasse les escargots pour récupérer leur bave. Les deux frères ont mis au point une machine pour chatouiller les escargots et les faire baver. Aujourd’hui ce sont plus de 20.000 escargots qui passent sur cette machine pour une récolte de 70 litres de bave ! De celle-ci, des produits cosmétiques verront le jour.

 

On est sur un bon filon. L’escargot bavera toujours

Olivier Royer producteur

On se rend maintenant à la très belle abbaye de la Grainetière située à 8km au sud des Herbiers. Elle fut fondée en 1130 par des moines bénédictins et accueille aujourd’hui la seule communauté monastique masculine de Vendée.

Au Pays des Herbiers on trouve aussi beaucoup d’artistes et de disciplines sportives hors norme voire hors d’âge. C’est évidemment parce que le Puy du Fou est juste à côté et emploi beaucoup de monde plus de 2 000 personnes ! Parmi eux, Julien, qui vient du monde du spectacle. Son truc, c’est l’escrime. Mais pas n’importe quelle escrime… L’escrime artistique ! Et il s’entraîne ici, dans ce décor somptueux. pour se plonger dans l'ambiance des films de cape et d'épée auprès d'un groupe d'escrimeurs artistiques. il dirige avec Émeline une formation qui chaque année enseigne ces techniques anciennes à des acteurs et cascadeurs. L'escrime artistique est en plein boum, Julien a d'ailleurs crée les championnats de France qui ont lieu chaque année en Vendée.

Dans ces combats, pas de vrais coups. On recherche une certaine théâtralité et des valeurs proches de celles des arts martiaux. Cela fait penser à "Game of Throne" ou même "Stars Wars". Ce n’est pas un simple sport, c’est une discipline ! Il y a des critères techniques mais aussi esthétiques qui peuvent permettre de devenir un pro.

 

Chroniques d'en haut dans le Chablais

 

C’est ce que l’on appelle l’escrime de coopération, c’est-à-dire que les escrimeurs font semblant de se battre

Julien escrimeur artistique

Voler avec des dizaines de grues sauvage, le quotidien de Romain

Au Pays des Herbiers, on doit s'arrêter aux Épesses pour y rencontrer, si on a de la chance, un amoureux d'oiseaux sauvages qui, après les avoir apprivoisés, les fait voler à ses côtés en ULM, notamment lors des spectacles aériens au Puy du Fou. Il suffit parfois de lever les yeux au ciel pour admirer le spectacle. Romain élève 150 oiseaux. Dans sa volière il a regroupé les retraités du spectacle qui n'ont plus d'autre mission que de se reproduire.

Pas de soucis pour lui, s'il  y a trop de vent pour décoller en ULM, Romain a l'habitude de charger dans le camion ses plus grandes grues, les japonaises pour qu'elles
aillent se dégourdir les ailes en toute liberté.

Un exercice qu'il fait quotidiennement pourqu'elles se musclent et ainsi les préparer au spectacle d'un nouveau Puy du Fou qui aura lieu au pied de la muraille de Chine. Il intervient à la toute fin du spectacle le bal des oiseaux du Puy du fou comme clou du show. C'est beau de le voir voler tel un patriarche au milieu de sa grande famille. 
 

Une pépinière vouée à l'artisanat d'art à Saint-Laurent-sur-Sèvre

A 10km au nord des Epesses, près du village de Saint-Laurent-Sur-Sèvre, dans une ancienne teinturerie située en plein bocage vendéen, se trouve l'atelier de Sébastien. Un
lunetier un peu fou qui a mis au point un procédé de fabrication original pour créer des lunettes en bois durables. L'homme a du métier, pendant plus de 15 ans, il a exercé pour des maisons de luxe (Berluti, Louis Vuitton, Hermès…) avant de s’installer en Vendée et créer sa propre marque.

Sébastien est avant tout un passionné de bois. Il aime le noyer, l’érable, le chêne fumé, le bouleau madré, le mort. Des bois nobles, des bois beaux entreposés dans un coin de son atelier sous formes de grandes feuilles de 6 millimètres d’épaisseur. Des bois qui ont parfois 2000 ans !

Il faut écouter Sébastien décrirent  son art et sa manière de fabriquer une par une chacune de ses montures. Après avoir découpé ses feuilles de bois de 6 millimètres, Sébastien travaille ses feuilles (à la vapeur et avec de la colle) pour qu’elles soient plus solides avec des spécificités pour chaque essence choisie. Puis il insère ses feuilles de bois dans différents moules (il faut 5 moules pour une seule monture !)

La feuille se retrouve quelques heures plus tard en forme de courbe (de monture) et devient ultra résistante. Il restera de la découpe, à coller les tenons, à y ajouter les charnières en laiton et la visserie en forme d’étoile. Un travail très minutieux avec un procédé artisanal pour des lunettes faites main et sur-mesure. Ensuite, on ponce, on scie, puis on reponce... Il faut plus de 250 étapes pour fabriquer une paire de lunettes en bois !

La grande différence avec des lunettes classiques en bois, c'est que Sébastien travaille dans le sens du fil du bois, et non à plat, à la manière des luthiers. Le temps passé et le savoir-faire sont évidemment bien plus compliqués. 

Il lui a fallu 4 ans de recherches avant de réussir à mettre au point ses lunettes haut de gamme et pense aujourd’hui que ce sont les plus belles en bois qui existe sur le marché,  rien que ça ! 

 

Allez, au cas où, prenez vos lunettes de soleil, en route et bon week-end !

Pour voir et en apprendre plus sur "la vallée du végétal", regardez Envie Dehors ce dimanche 23 janvier à 12h55 sur France 3 Pays de la Loire et nos plateformes pdl.france3.fr et Francetv.fr

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Rédaction en chef : Camille Pitron