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Irak : attentat suicide à Erbil au moment où Bruno Retailleau y séjourne avec une délégation humanitaire

Cet attentat suicide dans la capitale du Kurdistan irakien a fait 4 morts, et intervient juste après le passage d'une délégation française, conduite par le sénateur UMP de la Vendée et président du conseil général, venue livrer 10 tonnes d'aide humanitaire
Quelques minutes avant l'explosion, une délégation française conduite par le sénateur Bruno Retailleau et venue livrer 10 tonnes d'aide en faveur
des personnes déplacées d'Irak, se trouvait au QG visé à Erbil. "Nous n'étions pas visés", a dit M. Retailleau, président au Sénat du groupe UMP. "Environ 10 minutes auparavant, nous étions reçus par le gouverneur".



"Quand on est en visite à Erbil, on n'a absolument pas conscience du danger. Rétroactivement, ça donne des frissons", a-t-il ajouté en soulignant qu'il n'y avait "pas eu d'attentat de ce niveau a Erbil depuis septembre 2013".

La France a condamné l'attentat d'Erbil. "Nous sommes aux côtés de la population et des autorités d'Irak dans leur lutte contre le terrorisme", dit le ministère
français des Affaires étrangères dans un communiqué.
La région du Kurdistan, qui regroupe trois provinces, est habituellement épargnée par les violences meurtrières qui frappent quasi-quotidiennement une bonne partie du reste de l'Irak, notamment Bagdad et sa région.



Un kamikaze a fait exploser sa voiture piégée mercredi faisant quatre morts à Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien généralement épargnée par les violences, selon des responsables.
L'homme a lancé peu avant midi (09H00 GMT) son véhicule contre le principal point de contrôle établi sur la route menant au siège du gouvernement dans cette ville du nord de l'Irak, a indiqué le porte-parole du conseil provincial Hamza Hamed. Quatre personnes ont péri dans l'attaque, dont deux policiers, et 29 ont été blessées, a indiqué le directeur général du département de la Santé à Erbil, Saman Barzanchi.

L'attaque n'a pas été revendiquée mais son modus operandi fait penser à celles que mènent généralement les groupes armés extrémistes sunnites en Irak, notamment le groupe Etat islamique (EI).

avec AFP
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