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Agression homophobe à La Roche-sur-Yon : entre 2 et 8 mois de prison avec sursis requis

© Damien Raveleau - France Télévisions
© Damien Raveleau - France Télévisions

Douze étudiants accusés d’injures homophobes et de violences après avoir vandalisé le stand du Centre LGBT de La Roche-sur-Yon en mai dernier répondaient ce jeudi de leurs actes devant le tribunal correctionnel. Le procureur a requis des peines allant de deux à huit mois de prison avec sursis.

Par Pauline Thurier avec Fanny Borius

Ce jeudi 18 juillet, douze étudiants de l’Institut catholique des études supérieures de Vendée (ICES) comparaissent devant le tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon. Ils sont jugés pour les injures et les violences qui se sont déroulées le 18 mai dernier dans cette ville. Lors de la journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie, une vingtaine de jeunes s’en sont pris au stand du Centre LGBT en criant “homo-folie, ça suffit”. La scène, filmée, a fait le tour des réseaux sociaux.

Le procureur de la République a requis des peines de prison allant de deux à huit mois de prison avec sursis, d'après France Bleu Loire Océan. Le parquet a également demandé une peine de travaux d'intérêt général pour les 12 prévenus. Le tribunal rendra sa décision le 9 septembre.
 

Dans un communiqué, le procureur de la Roche-sur-Yon a également spécifié que des personnes avaient été violentées. Elles avaient reçu des attestations de 8 à 10 jours d’Incapacité totale de travail (ITT).
 

Le procès, qui débutait à 9 heures ce jeudi matin, a attiré de nombreuses personnes. D’après nos informations, la salle du tribunal s’est rapidement remplie et une dizaine de personnes a dû patienter à l’extérieur. Cinq associations sont présentes pour assister au procès. Parmi elles, le Planning familial, AIDES et la Ligue des droits de l'homme.

Les prévenus, âgés de 19 à 22 ans, ont dû s'expliquer sur les moments précédents les incidents sur la place Napoléon à la Roche-sur-Yon. La cour cherche à savoir si cette action était préméditée. L'un dit que c'était "très improvisé" tandis qu'un autre assure ne pas se souvenir car "c'était il y a deux mois", selon Fanny Borius, journaliste à France 3 Pays de la Loire. 

Concernant le slogan "homo-folie ça suffit", certains ont reconnu l'avoir prononcé. L'un des prévenus le qualifie même de "pertinent et percutant". 

Certains d’entre eux avaient déjà été sanctionnés par l’ICES. Parmi les prévenus, deux étudiants ont été exclus de leur établissement. Un autre a été exclu mais aura la possibilité de se réinscrire, tandis que les autres étudiants mis en cause ont écopé d’exclusion avec sursis ou de travaux d'intérêt général.

En réponse à cette agression, le maire de la ville, Luc Brouard, avait organisé un second rassemblement contre l’homophobie le 24 mai. Environ 800 personnes étaient présentes.
 

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