Le graffeur Ador repeint les murs de l'université de la Roche-sur-Yon

Il expose au quatre coins du monde. L'artiste muraliste, Ador, sera sur la campus de la Roche-sur-Yon en Vendée ce week-end pour réaliser une cinquième et dernière fresque participative.

Sur le campus on ne voit qu'elles. Impossible de les rater. D'immenses fresques signées du muraliste Ador. 

L'artiste expose aujourd'hui dans le monde entier. Né à Nantes, le graffeur a étudié les arts et a grandi dans le nord-ouest de la France. Adolescent, il commence à taguer et à dessiner avec d'autres sur les murs de son quartier.

En 2005, il réalise une peinture murale "à domicile". Quinze ans plus tard, il développe son art dans le monde entier, de Montréal à Shanghai

Difficile de rester insensible et de ne pas s'arrêter devant ses œuvres. Elles se lisent comme des histoires et interrogent le passant. Ador projette sur les murs son propre univers, rempli de personnages humanoïdes imaginaires, à la grande bouche et au long nez.

Son inspiration, il la puise dans les bandes dessinées, l'actualité, dans la vie qui l'entoure et souvent le questionne.

Sur le campus de la Roche-sur-Yon le Nantais a déjà laissé une trace. Quatre oeuvres desormais partie prenante du paysage universitaire.

Ce projet, réalisé dans le cadre de l'opération  Campus Vert, Ador ne l'a pas mené seul, il a été accompagné de plusieurs groupes d'étudiants. L'idée était de "décider avec eux, de réfléchir à leurs envies".

L'aventure commence en 2019 avec la réalisation de la première fresque sur la façade de la bibliothèque universitaire. Les étudiants planchent sur la maquette, s'initient aux techniques de peinture et découvre l'univers du street art.

Depuis, la couleur a giclé partout. Un drôle de poussin napoléonien et bavard par ci, un pingouin songeur, en quête d'avenir, par là...

Ce week-end, ce sera donc l'ultime collaboration du graffeur avec les étudiants. Pendant 48 heures, ensemble, ils réaliseront la 5e et dernière fresque du campus yonnais.

Le reportage de Vincent Calcagni, Jean-Marc Lalier, Éric Rosello et Nathalie Saliou Tendron