Le défi fou d'un jeune Vendéen : faire le tour du monde en auto-stop

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Écrit par Quentin Carudel, avec Lucie Rivière

Depuis novembre dernier, Antonin Jean a commencé un long périple : un tour du monde de 3 ans, en auto-stop.

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Sac sur le dos et pouce levé, même de retour en France il n'a pas perdu ses habitudes de baroudeur. Après 8 mois passés à explorer une partie du globe, Antonin Jean, 23 ans, retrouve son département : la Vendée.

25 000 km parcourus en voiture et en voilier

Parti dans un tour du monde en stop, le Vendéen et son ami Corentin Troger ont d'abord rejoint l'Espagne en auto-stop. À Gibraltar, ils ont fait du bateau-stop !

Ils se rendent alors aux îles Canaries avant de traverser l'Atlantique et de faire le tour des Antilles.

Une anecdote marquante pour le jeune homme : « C'était la traversée entre les îles Canaries, le Cap Vert, le début de la transatlantique. On était sur l'océan et là à un moment donné, on commence à entendre des bruits dans l'eau… On sort du bateau, on regarde, et là on voit des dauphins. Mais pas  quelques dauphins,  des centaines de dauphins à perte de vue partout autour de nous… »

Au total, les deux Vendéens auront parcouru près de 25 000 km en voiture et en voilier.

La première partie d'une aventure qui doit durer trois ans mais qui laisse déjà des souvenirs gravés dans leur mémoire.

« On venait juste de sortir du carnaval, en Martinique, avec Corentin. On avait envie de calme, de se retrouver avec nous-mêmes et on a décidé d'aller dans l'endroit le plus isolé de l'île. On a marché pendant pas mal d'heures, puis on est arrivé sur une plage complètement déserte, sauvage… On y est  restés trois jours à prendre nos noix de coco pour manger. Vraiment ces moments-là avec les couchers de soleil, on se retrouve complètement seul, c'est génial ! »

Le stop ça va de pair avec des moments de galère.

Antonin Jean

Mais si le jeune homme s'estime chanceux de pouvoir vivre ce périple autour du monde, il y a eu des jours beaucoup plus compliqués que d'autres :  « Le stop ça va de pair avec des moments de galère. Je pense qu'un des moments les plus compliqués, c'était en Espagne. Ce n’est pas le meilleur pays pour faire de l'auto-stop. Et on est resté bloqué pratiquement quatre jours sur une station-service. Quatre jours ou le matin le soir, on était non-stop avec le pouce à attendre, c'était très long. On dormait avec la tente sur un rond-point… »

Antonin repartira seul à la mi-septembre pour poursuivre l'aventure là où il s’était arrêté : en Guyane. Avant de visiter l'Amérique du Sud, et de traverser le Pacifique.