Aux Sables d'Olonne, en Vendée, une proviseure menacée de mort

Que se passe-t-il au lycée EREA des Sables d'Olonne ? La proviseure est en arrêt après une lettre de menaces particulièrement violente. Trois plaintes ont été déposées. Le personnel est choqué.

La proviseure du lycée EREA, à Château d'Olonne, a été la cible de plusieurs menaces graves.
La proviseure du lycée EREA, à Château d'Olonne, a été la cible de plusieurs menaces graves. © Google Maps

Personne ne souhaite s'exprimer sur cette affaire bien gênante, à commencer par la nouvelle direction du lycée qui se contente de répéter "Je ne ferai aucun commentaire".

"On ne communique pas" nous a-t-on  également répondu au parquet des Sables d'Olonne où ont été transmises les deux plaintes déposées courant décembre.

Personne ne s'exprime, mais personne ne dément.

 

Un mail aux parents d'élèves

Dans la semaine du 4 janvier, les cours des enseignants de l'EREA Jean d'Orbestier, un établissement qui accueille une centaine d'élèves en difficulté à Château d'Olonne (commune des Sables d'Olonne), se faisaient en distanciel. Ils ne devaient reprendre sur le site que le lundi 11 janvier.

Selon nos informations, deux jours avant la reprise sur site, le vendredi 8 janvier, un message des plus menaçants a été déposé dans la boîte-aux-lettres de l'établissement : "Une bonne directrice est une directrice morte".

Suite à cela, un mail a été envoyé ce même jour par la direction de l'établissement à tous les parents d'élèves et aux personnels :

Mesdames, Messieurs,

contrairement à ce qui était prévu, et suite à un évènement grave survenu ce matin, aucun élève ne sera accueilli la semaine prochaine à l'EREA.

L'enseignement devra donc se faire en distanciel, comme cette semaine

Cordialement,

L'équipe de direction

Les cours se sont donc poursuivis à distance. Pourquoi ? Les parents d'élèves n'en ont pas été informés. Mais en interne, on savait bien ce qui s'était passé. On avait connaissance de cette lettre menaçante.

 

Deux plaintes en décembre

On savait semble-t-il aussi que cette menace n'était pas la première à l'encontre de la proviseure. Selon nos informations, deux plaintes avaient déjà été déposées auprès de la police le 17 décembre par la responsable de l'établissement et une assistante à l'encontre d'une personne, membre du personnel du lycée, qui avait tenu des propos violents. 

Etonnamment, à ce moment-là, toujours selon nos sources, aucune mesure de protection n'avait été prise par le rectorat puisque la directrice de l'EREA est restée en activité sur place jusqu'aux vacances de Noël.

Depuis début janvier, cette proviseure, cible désignée des menaces, qui a déposé une deuxième plainte, est en arrêt de travail. Un remplaçant a été nommé et l'ambiance, nous a-t-on dit, est tendue parmi le personnel de l'établissement qui fait face également à un manque de moyens pour assurer ses missions.

Aucune garde-à-vue n'a été décidée dans cette affaire où de "fortes présomptions" sont pourtant notées dans le dossier. L'enquête se poursuit.

 

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