Vendée Globe 2020 : deux voiles déchirées à bord du V and B - Mayenne de Maxime Sorel

Deux des voiles d'avant de l'Imoca de Maxime Sorel présentent de grandes déchirures, contraignant le skipper de V and B - Mayenne à monter dans le mât sous un vent de 18 noeuds.

Maxime Sorel en haut du mât de V andB - Mayenne le 13 décembre 2020
Maxime Sorel en haut du mât de V andB - Mayenne le 13 décembre 2020 © Maxime Sorel / VandB - Mayenne

"Samedi, j’ai rentré le J3* à l’intérieur. J’ai séché la membrane. Hier (dimanche), grâce au protocole élaboré par mon équipe, je me suis attaqué aux réparations avec le matériel que j’avais embarqué pour ça", a raconté ce lundi matin Maxime Sorel.

Une grande déchirure dans le J3 a contraint le skipper de V and B - Mayenne à sortir la boite à couture dans des conditions de mer peu clémentes en plein milieu de l'océan Indien, "mes aiguilles à coudre volaient, le bateau partait au surf, mais j’ai accompli le travail sur cette voile. J’espère maintenant que c’est bon".

Plus périlleuse, la réparation de la J2 qui l'a contraint à monter au mât car cette voile d'avant est à poste sur enrouleur. 

"J’ai accroché la drisse là-haut et j’ai réussi à affaler le J2 comme je pouvais, raconte-t-il ce lundi matin, mes bras étaient tétanisés. J’avais sous-estimé la situation. Il y avait 18 nœuds. Cette voile n’est pas prévue pour être sur le pont. Elle fait tout de même 100m2." Ce foc est une pièce maitresse de la bonne marche du bateau, son étai tient le mât.

Maxime Sorel a cependant réussi à descendre la voile pour la rentrer à l'intérieur du bateau pour une éventuelle réparation.

Dans l'incertitude

"Je suis totalement cramé. J’ai besoin de me reposer. Je ne dispose plus de beaucoup de tissu de réparation. J’attends de savoir si cela vaut le coup de bricoler sur ce J2. Il faut tout de même que je garde un peu de matière si mon J3 a à nouveau des soucis. Je suis dans l’incertitude car cela ne sera pas simple d’évoluer sans cette voile si elle est irréparable."

Le skipper de V and B - Mayenne connait également des problèmes d'hydrogénérateur "avec une fuite sur celui de bâbord. J’ai interverti les deux systèmes mais, dans la manipulation (pour récupérer le J2), mon voilier est parti à l’abattée. Il a arraché les câbles de l’hydro défectueux…".

Au classement de 8h UTC de lundi matin, Maxime Sorel pointe à la 11e place du classement. S'il a perdu des milles avec toutes ces manipulations, son équipe précise que le skipper "compte s’accrocher afin de rester dans le même système météo que ses concurrents directs."

* Le J3 est également appelé ORC, il s'agit d'une petite voile prévue pour naviguer par gros temps.

 

 

 

 

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