Vendée Globe 2020 : lâché par son sponsor après l'incendie de son IMOCA, Clément Giraud veut encore y croire

Le skipper Clément Giraud, candidat au Vendée Globe 2020 / © Team Fortil
Le skipper Clément Giraud, candidat au Vendée Globe 2020 / © Team Fortil

Depuis un mois et demi, les problèmes s'accumulent autour du projet Vendée Globe de Clément Giraud. Le voilier Imoca du skipper toulonnais a été victime d'un incendie en octobre, et aujourd'hui, son sponsor le lâche.     

Par Guénolé Seiler

Tout a commencé au Havre à quelques jours du départ de la Transat Jacques Vabre, le 21 octobre dernier.
Le voilier Fortil a été victime d'un accident rarissime, un départ d'incendie à l'intérieur du bateau.
Suite à ce sinistre, Clément Giraud et son coéquipier Rémi Beauvais ont été contraints à l'abandon sur cette course.
Un mois et demi plus tard, Clément Giraud annonce que son sponsor principal Fortil le "lâche", probablement à cause du chantier trop coûteux pour remettre le voilier en état.

Le toulonnais précise :
« Je ne suis pas l'armateur du bateau, je ne sais donc pas, à ce jour, si l'IMOCA n°83 est économiquement réparable ou pas. Bien que terriblement déçu et peiné pour mon équipe et moi-même, je respecte la décision de mon partenaire titre. Nous avons fait de belles choses depuis l'acquisition du bateau, il y a huit mois. Deux courses en solitaires (les 900 Nautiques de Saint-Tropez, la Bermudes 1000 Race), le Grand Prix Guyader, 12.000 milles parcourus entre Toulon, Brest et Le Havre, des dizaines d'associations et d'écoles engagées à nos côtés, 400 personnes embarquées en navigation ».

Le réglement du Vendée Globe interdisant aux skippers de prendre le départ sur un autre bateau que celui avec lequel ils se sont engagés, l'horizon s'obscurcit pour Clément Giraud. Le skipper toulonnais ne jette pas l'éponge pour autant : 

« Je vais continuer à m'entrainer en IMOCA sur les deux courses en solitaire du printemps prochain, The Transat CIC et la New-York Vendée, en louant un bateau et avec mon équipe nous allons chercher de nouveaux partenaires. A l'issue de ces deux courses, et si le nombre de partants est inférieur à 34, et vu le caractère exceptionnel de la situation, je me permettrai de solliciter la SAEM afin d'obtenir, si cela est possible, le droit de partir sur ce nouveau bateau. Rien n'entame ma détermination, je reste optimiste. Le Vendée Globe est une aventure, tant en mer qu'à terre ! Ce projet peut être une très belle opportunité pour une entreprise à qui je peux offrir un partenariat titre pour un budget raisonnable ».




 



     

Sur le même sujet

Les + Lus