Vendée : les Sablais attendent avec impatience les championnats de France de surf

Cela fait 35 ans que la ville n’a pas accueilli cette compétition de surf. Les acteurs locaux du surf ont hâte de voir la compétition s’installer sur leurs plages.

Le surfer Kauli Vaast aux Sables-d'Olonne
Le surfer Kauli Vaast aux Sables-d'Olonne © FFSurf/WeCreative

Lumière sur les spots sablais ! Cette année, les championnats de France de surf auront lieu aux Sables-d’Olonne. Pendant 9 jours, du 23 au 31 octobre, 500 compétiteurs se mesureront aux vagues vendéennes sous le regard de milliers de spectateurs.

L’événement aura lieu sur deux spots : la plage de Tanchet et la Grande plage. De nombreuses animations prendront place sur sur le remblai avec l’aide de 200 bénévoles. Entre fanfares, jeux et structures gonflables, il y aura de l'animation.
 

Une compétition très attendue

Sur la plage de Tanchet, la nouvelle ravit les amateurs. "Ça fait plaisir car depuis longtemps, il y a de très bons surfeurs aux Sables-d’Olonne", sourit François, s'apprêtant à entrer dans une eau à douze degrés. Clara, 15 ans, en sort tout juste. "C’est trop bien parce qu’on va pouvoir venir voir la compétition ", lance t-elle, enthousiaste. 

Pascal Caduc, président du club Olonna organisateur de la compétition souligne les avantages économiques d'un tel événement : "c’est l’occasion pour les acteurs économiques locaux – hôtellerie, restauration, centres de vacances – de continuer la saison" . 

Dans son atelier, Mathieu Portero, fabriquant de surfs, attend lui aussi les championnats avec impatience. Il a l'habitude d'expédier ses planches par voie postale à certains sportifs qui habitent loin des Sables. L'événement sera l'occasion de les rencontrer : "certains ne sont jamais passé à l'atelier - des Guadeloupéens, des Martiniquais... Ils vont enfin pouvoir découvrir l'atelier et récupérer leurs planches directement"


Les spots vendéens de plus en plus fréquentés

Parfois oubliées, entre les spots de Bretagne et ceux de Nouvelle Aquitaine, les plages vendéennes gagnent peu à peu en renom. "Il y a de plus en plus de monde, surtout en hiver. Il y a dix ans à cette période, il y avait 10 à 20 surfeurs dans la baie, se souvient Mathieu Portero. Cet hiver on compte 50 à 100 personnes dans l’eau"

Pour Ronan Juhel, gérant du club de surf Surfzone, accueillir la compétition en terres vendéennes permet de transmettre un messages aux jeunes surfeurs : "Nos vagues ne sont pas celles des îles, elles ne sont pas chaudes ni parfaites, mais on peut très bien surfer dessus. De voir les meilleurs s'exprimer sur ces vages là, ça va leur permettre de dire : 'Oui, on peut y arriver'. Par contre, il faut s'entraîner".

Le surf n'a pas dit son dernier mot aux Sables-d'Olonne : la discipline compte bien s'imposer dans une ville berceau du Vendée Globe, souvent associée à la voile.

 

 

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