Tempête Xynthia : plusieurs dizaines de requêtes en indemnisation examinées en appel

La stèle à la Faute-sur-Mer / © E Jousset
La stèle à la Faute-sur-Mer / © E Jousset

Presque dix ans après le passage de la tempête Xynthia qui a provoqué la mort de 47 personnes, la cour administrative d'appel de Nantes a examiné ce mardi 5 novembre, plusieurs dizaines de requêtes en indemnisation émanant des victimes.

Par FE/AFP

Le passage de la tempête Xynthia dans la nuit du 27 au 28 février 2010 a provoqué la mort de 47 personnes, dont 29 dans la seule commune de La Faute-sur-Mer. 

Aujourd'hui, les victimes espèrent "une juste indemnisation des préjudices qu'elles ont subis", a expliqué Me Valérie Saintaman qui défend 27 familles, dont les dossiers ont été répartis sur deux audiences en raison de leur nombre.

A l'issue de l'audience de mardi, la cour d'appel a mis en délibéré ses décisions pour les quinze premières familles. Les autres dossiers seront étudiés lors d'une seconde audience, prévue le 19 novembre.

Les indemnités réclamées par les familles concernées par l'audience de ce mardi varient de 130 000 euros à 1,13 millions d'euros.

Le 19 juillet 2019, la cour administrative d'appel avait confirmé les responsabilités respectives de la commune de la Faute-sur-Mer (50%), l'Etat (35%) et l’association chargée de l'entretien et de la surveillance de la digue submergée lors de la tempête (15%), dans les conséquences dramatiques de cette tempête.
 

"Le combat judiciaire a été très long et très coûteux" pour les victimes à souligné Me Saintaman. Il devrait encore s'allonger car un pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat a été annoncé mardi. Il s'agit d'un "pourvoi technique", a précisé Me Jérôme Maudet qui représente la commune de La Faute-sur-Mer.

René Marratier, l'ancien maire de La Faute-sur-Mer a été condamné en avril 2016 par la cour d'appel de Poitiers à deux ans de prison avec sursis pour "homicides involontaires".
 

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