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La ville de Marseille demande l'évacuation des Roms chassés de leur campement jeudi

© AFP (archives)
© AFP (archives)

Par Afp

La ville de Marseille a porté plainte dimanche pour demander l'évacuation de Roms installés sur un parking géré par la ville, après leur fuite jeudi de leur campement sous la pression d'habitants hostiles, a-t-on appris auprès
de l'adjointe au maire déléguée à la Sécurité, Caroline Pozmentier (UMP).

"La municipalité a constaté qu'une quarantaine de Roms se sont installés sur le parking de l'Etablissement Public Foncier PACA (...) dans le XVe arrondissement et géré par la ville", écrit l'adjointe au Maire dans un communiqué. "Je demande au préfet des Bouches-du-Rhône d'évacuer sans attendre cette installation illicite, dans le délai de flagrance (48 heures, ndlr)".
 
Elle a précisé avoir déposé sa plainte dimanche au commissariat du XVe arrondissement de Marseille. Passé ce délai de flagrance, si ces Roms sont toujours installés sur les lieux, un dispositif d'accompagnement devra être mis en place, conformément à la circulaire interministérielle du 26 août 2012.


Rappel des faits

Jeudi soir, ces Roms avait été chassés de leur campement sous la pression d'habitants hostiles de la cité des Créneaux, dans le XVe arrondissement de Marseille. Après le départ des familles, les traces de leur présence avait été incendiées. Une enquête a été ouverte vendredi pour déterminer les circonstances des évènements et de cet incendie.


Lettre ouverte de la LDH au procureur 

Dans une lettre ouverte au procureur adjoint du TGI de Marseille, la fédération des Bouches-du-Rhône de la Ligue des droits de l'Homme (LDH) faisait néanmoins état lundi de ses "interrogations" après avoir parlé aux familles chassées. "Elles nous ont affirmé que des riverains se sont présentés bidon d'essence à la main, laissant entendre qu'ils avaient des armes", écrit la LDH, ajoutant qu'"il y a donc manifestement à éclaircir quel a été le rôle de la police au cours de ces évènements".

Selon le parquet, contacté par l'AFP, "aucun élément ne prouve pour l'instant
que des faits de violence physique ont eu lieu".

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