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Accident mortel d'hélicoptère près d'Arles en 2007: le procès s'est ouvert

Luc Petit entre ses avocats à Tarascon le 2 octobre 2012
Luc Petit entre ses avocats à Tarascon le 2 octobre 2012

Le procès du pilote d'un hélicoptère qui s'était écrasé au sol, peu après avoir décollé du parking d'un restaurant près d'Arles en 2007, faisant 3 morts, s'est ouvert ce matin à Tarascon.

Par Afp

3 morts, 3 blessés 

Le 7 janvier 2007, après avoir déjeuné "chez Bob", restaurant situé en pleine
Camargue, Luc Petit, un chef d'entreprise venu des Saintes-Maries-de-la-Mer avec
sa famille, remontait à bord d'un "Alouette II", qu'il avait fait atterrir sur le parking de l'établissement, ayant servi d'héliport pour l'occasion. Il était 15h30 environ. Plusieurs clients avaient alors voulu assister au décollage de l'appareil et s'étaient massés aux abords du parking.

Quelques instant après, l'engin s'était écrasé au sol, heurtant plusieurs spectateurs:
trois personnes étaient décédées, trois autres avaient été blessées, dont une femme qui avait eu sa jambe amputée. Dans l'hélicopère, où se trouvaient aussi son épouse, son fils et sa belle-fille, seul Luc Petit, 54 ans à l'époque, avait été blessé, victime d'un tassement vertébral. Son contrôle d'alcoolémie s'était avéré négatif.

Défaillance technique ou humaine ?

L'enquête permettait d'établir que M. Petit était titulaire de son brevet de pilote
privé d'hélicoptère depuis fin octobre 2006, qu'il n'avait volé que sur ce type
d'appareil et qu'il avait 50 heures de vol à son actif.

Le 14 janvier 2007, M. Petit était mis en examen des chefs d'"homicides involontaires" et "blessures involontaires", des faits pour lesquels il encourt trois ans de prison et 45.000 euros d'amende. Des faits que son avocat espère faire requalifier par le tribunal en "maladresses" et "imprudences", estimant que le dossier de son client entre plus dans le cadre d'une "responsabilité civile que pénale".

Salle du tribunal de Tarascon / ©
Salle du tribunal de Tarascon / ©
"Au terme de cinq expertises et plus de cinq années d'instruction, on ne sait toujours pas s'il y a eu défaillance humaine ou technique. Beaucoup d'incertitudes subsistent", a ainsi affirmé à l'AFP Me Jean-Pierre Volfin, qui entend plaider la thèse du "responsable mais pas coupable".


Le procureur de Tarascon a requis 2 ans de prison aménagés par un placement sous surveillance électronique et interdiction définitive de piloter. Mercredi matin, la défense s'exprimera. Le tribunal devrait mettre sa décision en délibéré.


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