Marseille : la question du suivi des malades mentaux dans la rue après le meurtre de Jérémie

Le meurtrier présumé de Jérémie Labrousse samedi soir à Marseille, un SD, souffre de troubles psychiatriques graves. Comme lui, 4000 personnes vivant dans les rues de la cité phocéenne sont atteints de maladie mentale. Les effectifs pour les prendre en charge son insuffisants.

Dans le quartier, c'est l'incompréhension
Dans le quartier, c'est l'incompréhension
A Marseille, il n'y a que deux équipes pour s'occuper des SDF atteints de troubles psychiatriques. Celle de l'hôpital Edouard Toulouse composée d'un psychiatre, de deux psychologues et de deux infirmiers et puis une autre, aussi réduite, de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille.

"Un chez soi d'abord"

Cette expérience "pilote" est menée depuis quelques années par Vincent Girard et ses équipes.."Un chez soi d'abord" prend charge environ 80 SDF auxquels l'association propose un toit, plus exactement une chambre qui est la leur. Pour Vincent Girard avoir un lieu à soi est la base pour que toutes ces personnes déstructurées puissent se se reconstruire.
c'est pourtant dans cette structure que le suspect était hébergé. Les équipes avaient remarqué son état clinique préoccupant et il était envisagé de l'hospitaliser. Mais les places sont rares et les urgences psychiatriques débordées.

Dans le quartier, tout le monde le connaissait

Le suspect passait la journée dans le quartier. Selon certains témoignages, il mendiait et parfois de façon agressive. Mais d'autres ne croient pas qu'il aît commis un tel acte.
Reportage de Karim Baïla et de Malik Karouche

durée de la vidéo: 01 min 35
Retour sur le meurtre de Jérémie




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