Marc Féret : “mon étincelle, c'était mon fils que je ne connaissais pas”

Marc Féret à son arrivée à Villacoublay / © KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Marc Féret à son arrivée à Villacoublay / © KENZO TRIBOUILLARD / AFP

L'ex-otage Marc Féret s'exprime pour la première fois depuis sa sortie de captivité, interviewé sur Europe 1 ce mercredi. L'Aixois explique que c'est sa famille qui l'a aidé à tenir pendant ces 3 années et surtout son fils, né alors qu'il était otage. L'intégralité de l'entretien

Par Karine Bellifa

Pour l'ex-otage, l'heure est désormais aux retrouvailles avec sa famille, au rattrapage du temps mais, surtout à la découverte de son fils, né alors qu'il était retenu. C'est d'ailleurs à sa famille et à cet enfant que Marc Féret a pensé pour tenir le coup durant ses trois années de captivité.

Mon étincelle, c'était mon épouse et un fils que je ne connaissais pas. On m'avait informé de sa naissance, que tout s'était bien passé. Cet enfant et mon épouse étaient mon but, j'ai essayé de me concentrer là-dessus pour leur offrir ce beau cadeau de revenir. Mon plus beau cadeau, c'est de rencontrer mon fils : nous avons trois ans à rattraper"


confie-t-il, pensant déjà au prochain Noël, enfin en famille.

Ecoutez l'interview de Marc Féret sur Europe 1 :

"On s'accrochait à la mobilisation qu'il y avait en France"

Marc Féret, 46 ans, un chèche noir enroulé autour de la tête, le visage caché par des lunettes, le buste en avant avait paru le plus affecté des quatre ex-otages à leur arrivée en France le 30 octobre dernier.

J'ai beaucoup pensé à la mobilisation qu'il pouvait y avoir en France. On s'accrochait à ça. Je n'ai jamais douté de la solidarité de beaucoup de personnes, de mes proches, de la famille. J'ai été agréablement surpris de voir la dimension que ça avait pris ; c'est vraiment une joie".


Un message de solidarité à ceux qui sont toujours otages

"Ça a été fait pour moi, je n'ai aucune raison de ne pas le faire pour des gens qui vivent la même chose que moi", a-t-il ajouté en  souhaitant que les deux journalistes restent "forts, courageux." car "il n'y a pas de mode d'emploi".

"Ce qu'ils vivent est totalement différent de ce que nous avons vécu, sûrement (...) Mais ça reste similaire... Ce qui m'a fait tenir, c'est le courage, me fixerun but", a-t-il précisé ajoutant qu'il serait "toujours à leurs côtés" et aurait "toujours une pensée pour eux." "C'est de la solidarité, c'est avec le coeur, c'est fait volontiers.", a déclaré Marc Féret 

Didier François et Edouard Elias sont retenus en Syrie depuis le 6 juin. Sept Français restent otages dans le monde: Serge Lazarevic et Gilberto Rodriguez Leal au Sahel, Francis Collomp au Nigeria, et quatre journalistes en Syrie, Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torrès.

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