Incendie à l'incinérateur de Fos : le site opérationnel à 100% d'ici “18 à 24 mois”

L'incinérateur de Fos-sur-Mer, partiellement détruit par un incendie début novembre, devrait retrouver 100% de ses capacités de traitement d'ici 18 à 24 mois, a indiqué mercredi la société exploitante EveRé.

Par Afp

L'usine fonctionne aujourd'hui à 85% de ses capacités, les 15% de déchets restants étant stockés pour l'instant dans deux centres des Bouches-du-Rhône, à Septèmes-les-Vallons et aux Pennes-Mirabeau. Environ 60 millions d'euros, financés par les assurances, vont être investis pour la reconstruction de deux centres de tri primaire et de l'unité de compostage, a également annoncé l'entreprise. Elle avait indiqué le 11 décembre avoir porté plainte contre X pour incendie volontaire, à la suite de ce sinistre. Cette plainte, déposée auprès du parquet d'Aix-en-Provence, "fait suite à la remise d'un rapport de l'expert mandaté par nos assurances, qui exclut dans ses conclusions toute cause accidentelle dans l'origine du sinistre et considère la thèse d'un incendie d'origine volontaire comme la seule plausible", selon EveRé, filiale de la société Urbaser.

Contactée par l'AFP, la procureure de la République Dominique Moyal a dit s'orienter vers l'ouverture d'une information judiciaire. "Nous attendons les conclusions de l'expert judiciaire", a-t-elle précisé. L'incinérateur a subi un important incendie le 2 novembre, qui a duré deux jours. Le feu s'est déclenché dans l'unité de valorisation organique des déchets, qui permet leur transformation en électricité verte et compost. Il s'est ensuite propagé dans le centre de tri, désormais hors d'usage. En revanche, l'unité de valorisation énergétique traitant par incinération les déchets restants pour produire de l'énergie a été globalement épargnée. Le redémarrage partiel, concernant la seule partie incinération, a été autorisé le 22 novembre par la préfecture, les analyses n'ayant pas montré "d'impact significatif des effets de l'incendie sur l'environnement", malgré les inquiétudes de certaines associations. L'entreprise a assuré mercredi que les mesures de la qualité des fumées, effectuées à la fois en continu en interne et par un laboratoire indépendant, respectaient "tous les seuils imposés".

Cent-soixante personnes travaillent sur ce site mis en service début 2010 après des années de polémique. Les ordures ménagères des 18 communes de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) y sont traitées. EveRé a affirmé que le contrat avec MPM n'avait pas été modifié à la suite de cet incendie.

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