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Pour faciliter la reprise, l'administrateur demande à la CGT de retirer une plainte

Le site de Kem One de Lavéra emploie 1300 salariés / © BORIS HORVAT / AFP
Le site de Kem One de Lavéra emploie 1300 salariés / © BORIS HORVAT / AFP

L'audience s'est ouverte à 14h ce mercredi à Lyon. La justice doit se prononcer sur un éventuel repreneur pour le groupe chimique Kem One. L'administrateur judiciaire demande à la CGT de retirer sa plainte contre l'ancien propriétaire Arkema pour éviter de faire capoter une éventuelle reprise. 

Par Olivia Malongo avec AFP

L'administrateur judiciaire de Kem One, juste avant une audience décisive du tribunal de commerce de Lyon sur l'avenir du groupe chimique, a demandé mercredi à la CGT de renoncer à poursuivre son ancien propriétaire, Arkema. Le 9 juillet, à l'issue d'une précédente audience du tribunal, la CGT avait annoncé avoir assigné le financier américain Gary Klesch, Arkema et les différentes sociétés du groupe Kem One devant le tribunal de grande instance de Lyon pour "cession frauduleuse".

Une plainte pour "cession frauduleuse"

Cette assignation visait à faire annuler la cession par Arkema de son pôle vinylique (devenu depuis Kem One) pour un euro à Gary Klesch, finalisée à l'été 2012, qui a débouché moins d'un an plus tard au placement d'une partie des activités en redressement judiciaire.

La nullité de cette cession, c'est ce qui va arriver si dans quelques mois la société est liquidée. Notre assignation est destinée à ce que chacun prenne ses responsabilités et les mesures nécessaires à sa survie"


avait alors expliqué un des avocats représentant les salariés.

1300 emplois menacés

Selon Jérôme Guillemin, secrétaire du comité d'entreprise du site de Kem One à Saint-Fons (Rhône), ainsi que Cédric Porin, avocat du comité central d'entreprise de Kem One à Fos-Lavera (Bouches-du-Rhône), le retrait de cette procédure, réclamé mercredi à la mi-journée, serait une nouvelle condition
suspensive pour la reprise du groupe chimique, où 1.300 emplois directs sont menacés.

Deux repreneurs en lice

Pour l'instant, la CGT, qui considère qu'Arkema est "coupable" des difficultés de ses activités vinyliques, n'a pas renoncé à ses poursuites. L'administrateur judiciaire n'a pas pu être joint dans l'immédiat par l'AFP. La dernière audience du Tribunal de commerce de Lyon dans ce dossier s'est ouverte mercredi à 14H00. Deux repreneurs sont en lice: le fonds d'investissement américain OpenGate Capital et l'industriel français Alain de Krassny. Deux syndicats, FO et la CGC, se sont prononcés en faveur de celui-ci.

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