LyondellBasell : la CGT lève le blocage de l'usine de Fos-sur-Mer

Les salariés devant l'usine en assemblée générale
Les salariés devant l'usine en assemblée générale

Le syndicat a pris cette décision après avoir obtenu l'organisation d'une réunion en préfecture au sujet de l'offre de reprise de la raffinerie de Berre-l'Etang . Une offre formulée par la société Sotragem et rejetée par le groupe américain.

Par Marc Civallero

Le blocage a été levé parce que nous avons réussi à obtenir une double réunion, une avec LyondellBasell, l'autre avec Sotragem afin que les élus locaux puissent juger de l'offre de la société monégasque


A déclaré à l'AFP le délégué CGT Guy Desmero, secrétaire du comité d'entreprise, à l'issue d'une rencontre avec le préfet de région Michel Cadot. 


Le syndicat empêchait depuis le 22 avril l'accès au site pétrochimique de Fos-Caban (qui produit notamment de l'oxyde de propylène, une substance utilisée pour les équipements automobiles), pour réclamer la reprise des discussions avec Sotragem. La préfecture avait auparavant annoncé, dans un communiqué, la tenue de deux réunions de travail le vendredi 9 mai  sous condition de la levée du blocage.
"L'une sera consacrée à la présentation du projet de l'offre de reprise de la raffinerie de Berre", "l'autre permettra de préciser les engagements de LyondellBasell pour garantir l'avenir du site pétrochimique de Berre et préciser la méthode de suivi de ces engagements avec les partenaires locaux", précisait-elle.

L'offre de Sotragem a été rejetée le 16 avril par LyondellBasell, estimant qu'elle ne présentait "pas de conditions commerciales acceptables" et "aucune garantie pour un redémarrage effectif de la raffinerie et une reprise viable de ses activités". Cette société à capitaux italiens et slovaques spécialisée dans le négoce de produits pétroliers et de gaz GPL a cependant fait part de son souhait de poursuivre les discussions.
La raffinerie avait été mise "sous cocon" début 2012, prête à redémarrer en cas de reprise, et compte désormais moins de 20 salariés, les autres (350 environ) étant déjà partis dans le cadre d'un plan social. Mais les syndicats craignent que sa fermeture "mette en péril" l'ensemble du complexe pétrochimique de LyondellBasell, où travaillent 900 personnes au total.

Si le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg avait critiqué dans un premier temps la décision du groupe américain de rompre les négociations, il s'est montré moins virulent mercredi, semblant prendre acte de la fermeture de la raffinerie. "La société s'est engagée à dépolluer le site permettant en conséquence d'y relancer des activités industrielles et logistiques, capables de créer au moins 100 emplois nouveaux, dans un délai maximum de 24 mois", avait-il relevé dans un communiqué. Elle s'est aussi "engagée à maintenir une activité sur le long terme" sur les sites de Berre et Fos.

Selon AFP

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